[TOUR DE GUYANE] La chronique de Ti Jaré : Tig Attila Cabassou
Retrouvez la chronique de Ti Jaré, commentant le Tour de Guyane, comme à son habitude ! Une histoire de tig et non de loup...
Alô mo rélé manman pou mo marène roubatizé mo tandé, ké dé boc tafia tandé. Juste pour coller à notre univers environnemental, lorsque Myron Stanis le Jaguar « tig » d’Attila Cabassou, surgit une seconde fois pour dévorer la ligne d’arrivée. On laissera Stanis en liberté, car sa faim de victoire comble nos appétits régionaux, dont l’estomac commençait à gronder.
Mo rélé manman quand, à l’arrivée de Montsinéry, le « tig » léchait ses babines, et que derrière les images étaient douloureuses. Des corps endoloris, des vélos cassés, et les ailes de l’oiseau bleu guyanais Teddy Octavia, brisées définitivement. La seconde aile, après celle de Saint-Laurent, où au courage, il avait continué. Cette fois c’en était de trop, et le bel ara du Vélo Club de Kourou, de ne plus remonter sur son perchoir, lui enlevant tout espoir de victoire.
Mo rélé manman douvan tou sa doulèr, tou sa griji, car si le maillot jaune a trouvé par circonstance, les conditions d’asseoir son autorité dans le contre la montre, « i té pé rélé manman mési ». Il faut saluer tous ceux qui ont terminé, quitte à avoir des « problèmes psychologiques » pour faire le Tour, comme disait Jocelyn Achille qui finit par abandonner. Achille ki rélé so manman an chimiz lannuit !
La Guyane a fini par se réveiller, lorsque son jaguar d’Attila Cabassou, lieu de sa tanière, retrouva l’appétit. Oui c’est bien un jaguar et on regrette que le vol de l’oiseau bleu se soit interrompu sur la canopée du Tour 2022, qui n’a pas connu de rebondissements notoires. La sélection de Guyane a fini par tenir son rang avec son tig , et revient avec le rose du meilleur jeune de Dilhan Will, qui dû endosser le plumage de l’oiseau bleu.
Un Will dont l’objectif était le jaune or de Guyane. « To pa pouvé tété manman, to ka tété papa ». Mais dans cette victoire du jeune jaguar d’Atilla Cabassou, il faut jeter le travail de son père Mickaël Stanis, qui de longues saisons fut chef de horde. Il amena comme il sait si bien le faire son fiston, sur la trace de la victoire. Stanis « tig vié, mé so grif pa vié ».
Mo rélé manman...
Ti Jaré

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