Rames Guyane : ils veulent arrêter la course
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Rames Guyane : ils veulent arrêter la course

P. R./Photo : D. R.

Harry Culas a abandonné l'épreuve au bout de 58 jours de course. © (Photos : Rames-Guyane)

La plupart des skippers sont actuellement pris au piège d'un maëlstrom de courant qui les fait reculer

Après 58 jours en mer, aucun skipper de « Rames Guyane » n’a encore atteint les côtes guyanaises. Le Guyanais Harry Culas a abandonné hier, tandis que d’autres empêtrés dans une boucle de courants, demandent l’arrêt de la transatlantique.

Mais qu’étaient-ils allés faire dans cette galère ? Voilà huit semaines que les concurrents de Rame Guyane édition 2014 ont quitté les côtes sénégalaises pour rejoindre celles de Guyane. Problème, la course traîne en longueur. Les vivres s’épuisent petit à petit et les skippers font actuellement face à une boucle de courants forts au large du delta de l’Amazone. Une barrière qui bloque les marins à 600 km des côtes guyanaises et qui les fait littéralement tourner en rond.

Contraint par les courants, le Guyanais Harry Culas (Cariacou Boto III), 6e de la course au dernier classement, a abandonné dimanche, après 57 jours de rame. S’il a sorti le cerf-volant et qu’il ne participe plus à la course, Harry continue l’aventure et a bien l’intention de rejoindre nos côtes à la rame.

Il reste donc aujourd’hui 16 skippers dont deux femmes en compétition pour cette traversée à la rame qui relie Dakar aux Îles du Salut, après les abandons de Harry Culas et Pascal Tesnière.
Rames-Guyane, trop dur ?
Empêtré dans le maelström, le Rémirois Jean-Pierre Lasalarié, longtemps leader de l’épreuve, trouve la course trop longue. Avec Laurent Etheimer, ils cherchent à convaincre les organisateurs de mettre un terme à l’épreuve et de rapatrier les concurrents. « L’organisation de la course devrait abréger nos souffrances et affréter un bateau pour venir nous chercher, » a déclaré Jean-Pierre Lasalarié, qui avait déjà dû déclarer forfait lors de la première édition, piégé par les courants.

L’avancée des skippers est en effet très lente cette année. Dès qu’ils arrêtent de ramer, les marins reculent, et le moral baisse à mesure. Une seule solution : attendre que des vents favorables se lèvent.

Le breton Didier Torre a choisi une autre option. Le Bigouden a fait un gros détour cherche depuis plusieurs jours à rejoindre un « tapis roulant de courants » qui le porterait vers la Guyane ». Mais lui aussi est touché par la situation de pénurie. Et aucun ravitaillement en mer n’est autorisé par le règlement.

En quatre éditions, c’est la première fois que la course dure aussi longtemps. Rappelons que le 18 octobre dernier, au départ de Dakar, les rameurs étaient restés bloqués 10 jours le long des côtes sénégalaises, à cause de vents contraires.

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