Avec seulement deux buts inscrits face à Antigua dimanche, la Martinique est devancée par la Guyane, classée meilleure troisième des groupes. Deux matchs de barrages attendent les Yana Dòkòs face au Honduras en janvier.
Une victoire, un nul et une défaite. Sept buts inscrits, six encaissés. La Guyane a une différence de buts de plus un et termine troisième de son groupe derrière Trinidad et Cuba. La Martinique, troisième de l'autre groupe, compte une victoire, un match nul et une défaite. Soit trois buts inscrits et quatre encaissés, une différence de moins un. C'est moins bien que la sélection guyanaise, sacrée dimanche soir meilleure troisième des deux groupes, qualifiée pour accéder aux matchs de barrage contre le Honduras, le cinquième de la zone Uncaf.
« C'est une bonne performance » , reconnaissent les sélectionneurs Jaïr Karam et Marie-Rose Carême. « Avec du recul, insiste Karam, on sort de très loin. Aujourd'hui, on termine juste derrière les grandes nations de la Caraïbe que sont Trinidad, la Jamaïque, Haïti et Cuba... Et avant la Guadeloupe et la Martinique. On est meilleur troisième des deux groupes. Vu nos petits moyens, on peut être fier car c'est un grand pas de franchi. »
S'il est vrai que la Guyane s'approche régulièrement des sommets, il faut aller plus haut. Et pour accéder à l'étage supérieur, selon Jaïr Karam, « il faut soulever les leviers qui freinent le foot-ball guyanais actuellement » .
L'ACCOMPAGNEMENT DOIT VENIR DE TOUS LES BORDS
Pour les barrages face au Honduras, le match aller est prévu le 21 janvier là-bas, et le retour ici le 28 janvier. C'est une chance pour le public guyanais de voir chez lui cette équipe, et une possibilité pour le football guyanais de se qualifier pour la Gold Cup. Néanmoins, un problème se pose à ces dates. « Sachant que ces dates ne correspondent à la période du calendrier Fifa, on essaye de faire repousser ces barrages au mois de mars. C'est plus propice à la venue de nos joueurs professionnels » , explique Jaïr Karam.
Parce qu'au haut niveau, les difficultés guyanaises viennent d'un fait. « Que nous ne sommes pas membres à part entière de la Fifa. Si on l'était, les clubs professionnels auraient eu l'obligation de libérer leurs joueurs dix jours avant. Ce qui nous aurait permis de répéter notre préparation avec tous nos joueurs et d'être plus performants. Mais en outre, prolonge le staff guyanais, le levier il est financier. Il faut un projet, un accompagnement sur quatre ans, et pas seulement l'affaire des collectivités. L'appui doit venir de tous les bords, même des entreprises privées. Que l'image de l'équipe de Guyane soit véhiculée au-delà du pays et que notre football soit un moyen de cohésion et d'insertion pour notre jeunesse » .
Cette troisième place qualificative pour les barrages est avant tout issue « d'un collectif où chacun a apporté sa pierre à l'édifice et sa vision des choses. Depuis le comité directeur, le staff, les joueurs, les kinés et une pensée pour les absents, Éric Edwige, Anthony Soubervier, Gary Marigard, David Martinon, Orphéo Nalie, Laurent Ringuet, et Fabrice Awang, gravement blessé au tour préliminaire » .
Les Guyanais ont largement vaincu l'équipe de Curaçao, en gagnant 4 à 1. (AM)
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