Comme ceux qui se passionnent pour le football, vous, c'est les armes, le ball-trap ?
Je travaille dans une société d'importation d'armes et je pratique le ball-trap depuis l'âge de 8 ans. Donc effectivement, je peux dire que je suis un passionné de ce sport. Êtes-vous toujours en compétition ?
Oui, bien sûr. Même si, après plus de 20 ans de pratique, je peux dire que je suis en fin de carrière. J'ai été champion du monde en 2008, un titre acquis à Rome, et en 2009 à Coullons dans le Loiret. Donc, la compétition mondiale n'est plus dans vos objectifs ?
Pas du tout. Tant que je continuerai à faire de la compétition, je le ferais dans l'esprit de gagner, des titres notamment. Mais après plus de 20 ans de carrière, c'est sûr que la motivation est plus difficile à s'exprimer. Vous avez été en contact, durant plus d'une semaine, avec quelques tireurs guyanais. Sont-ils d'un bon niveau ?
Je vais dire qu'il y a un bon potentiel de tireurs, qui ont envie de faire de la compétition. Qui peuvent progresser. Mais ce que je vais retenir surtout, c'est que j'ai eu affaire à des gens motivés, à des passionnés. Comme moi. Après ce qui leur manque c'est le type de formations que nous avons effectuées cette semaine. En Guyane, où la chasse est une activité encore très vivace, notre département est-il propice au développement du ball-trap ?
Bien sûr, cela peut aider. Ne serait-ce que pour la familiarisation et le maniement des armes. Mais il faut aussi mettre en place une vraie politique sportive à destination de ce sport encore méconnu ici. Vous avez commencé à 8 ans. Est-ce à cet âge que la pratique de ce sport est possible ?
L'âge officiel, reconnu par la FFBT, c'est 12 ans. Donc un jeune intéressé par le ball-trap, accompagné d'un adulte, peut se présenter sur un stand affilié à la fédération. Il aura une licence temporaire, qui est en réalité plus une assurance lui permettant de pratiquer son sport. Pour son apprentissage, il sera encadré par un initiateur de club. Justement à ce sujet, n'avez-vous pas profité de votre séjour pour faire passer cet examen à certains tireurs ?
À un en réalité. Pour tenir le flambeau allumé, la FFBT a souhaité que je profite de mon séjour pour former un tireur. Le président du GPC, Sébastien Millet, avait fait la demande à la fédération, c'est donc lui qui a reçu cette formation. Pour, en fin de session, obtenir son diplôme d'initiateur de club. Désormais, les novices pourront se référer à lui pour l'initiation de base du ball-trap.
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