Le départ sonnera peut - être comme une
libération souffle Henri-Georges Hidair. Profil calme, version
diesel, ce discret Guyanais n'avait pas conscience de la machinerie
chronophage d'une course transatlantique. Il est parti sur un tempo
mezzo avant de se laisser déborder par la machine emballée. Budget,
dossier sponsoring, construction, idéalement entraînement, sont
autant de paramètres sobrement résumés par une formule laconique
nommée préparation. Concrètement, « c'est monstrueux » , conclut
Henri-Georges. Surtout lorsque celui qui a signé pour une traversée
n'a pas d'équipe, aucune expérience des corps de métiers précités,
et bien peu de disponibilités extra professionnelles. Au final,
Hidair a conclu l'aventure à terre par une hospitalisation avant de
contracter une maladie. Il y a fort à parier que son séjour en mer
lui assure enfin une parenthèse de douce tranquillité...
Boucler le budget
Il n'est pas le seul à avoir vécu les
galères préparatoires. La plupart des concurrents ont fait
fonctionner le système D. Certains partent même sans avoir bouclé
le budget. « Il me manque 15 000 euros » , annonce Jean-Luc Torre,
metteur en scène et comédien dans le civil. Il ne se laissera
toutefois pas démonter par la pression financière et a déjà préparé
l'arrivée. Conférences et manifestations autour de la course
devraient renflouer les caisses. Pas le choix, d'autant qu'il n'est
pas seul à s'être engagé. Une amie monteuse le suit depuis des mois
et prépare son premier film en tant que...
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