Grégory Lescot, un guerrier de plus pour les Yana Dòkòs (photo d'archives AM)
Elève du CSCC qu'il a quitté à 19 ans pour l'Hexagone, ce milieu de terrain reconverti arrière droit est l'appelé de dernière heure de la sélection de Guyane.
Grégory Lescot, 25 ans, fils de l'ancien défenseur clubiste Alain Lescot, a été contacté le vendredi et est arrivé l'avant-veille du premier match face à Cuba. Licencié au FC Bressuire en CFA 2, Grégory s'est dit très surpris. « Mais sans hésiter j'ai dit oui, car j'étais très intéressé de jouer pour mon pays, de revoir ma famille aussi, vraiment j'étais enchanté » , confie-t-il. Il a été libéré sans condition par son club. « C'était une fierté pour les dirigeants de Bressuire d'avoir un représentant en phase finale de la CFU. Ils m'ont dit que c'était une expérience à vivre et ont été très sympas » , reconnaît Grégory.
Tout de même, à son arrivée, son appréhension était de se dire : « Avec tous les joueurs déjà en place, quel sera mon rôle ? Heureusement pour moi, tout s'est passé très vite. Ils m'ont fait confiance d'entrée. » Titularisé pour les trois matchs, il a rempli sa mission à la grande satisfaction des coaches. « On a eu l'oeil fin, c'est un bon défenseur, l'homme de la situation » , ont dit les sélectionneurs Jaïr Karam et Marie-Rose Carême.
EN 2007, IL AVAIT PASSÉ LE 7E TOUR AVEC LE CSCC
Blessé dès la 41e minute du premier match, avec une fracture du petit doigt, Grégory a tenu à finir la partie. Ce n'est qu'à la fin du match qu'il a rejoint l'hôpital de Kingston pour être plâtré. « J'avais mal mais j'étais bien dans mon match, et il n'était pas question de quitter mes camarades » , explique-t-il. Titularisé pour les deux matchs suivants, il a répondu présent, même si « ce n'était pas évident pour moi de tacler sur une main » .
S'il avait déjà été sélectionné dans le Club-Guyane auparavant, là il découvrait le football caribéen. « Ça change de mon championnat avec Bressuire! J'en tire de riches enseignements. Un seul faux pas, un parcours qui n'est pas fini... De plus, ça m'a permis de découvrir Miami et la Jamaïque que je ne connaissais pas. Je me dis seulement que si on avait l'opportunité de se préparer tous ensemble bien avant, on aurait fait mieux, car aucun adversaire ne nous a impressionnés. Ce qui était bien aussi, c'est que j'ai retrouvé des joueurs avec lesquels j'avais déjà joué. Au CSCC, avec Bryan Sainte-Claire et Rudy Mérille, on avait réussi l'exploit en 2007 d'éliminer Bastia au 7e tour chez eux. Nous étions le dernier club guyanais qualifié au 7e tour. Maintenant, Matoury l'a fait, félicitations à eux. »
Concernant ce Club-Guyane, « l'aventure continue. Deux matchs nous attendent face au Honduras, encore une belle expérience à vivre » . Grégory reste lucide. « C'est encore un autre niveau, ne nous enflammons pas, mais préparons sereinement ces barrages aller-retour, car une page historique s'ouvrirait si on arrivait à inverser tous les pronostics, qui face à un tel adversaire, ne nous seront pas favorables... C'est logique. Si on fait appel à moi, c'est avec un réel plaisir que je répondrais présent. »
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