8 mars et droits des femmes : un sentiment de marche-arrière
Chaque 8 mars, les soutiens pour que les femmes voient leurs droits réévalués face aux difficultés qu'elles rencontrent au quotidien en termes d'emploi, de pouvoir d'achat ou de lutte contre les violences font légion. Mais, dès le lendemain, le voile de l'oubli retombe sur ces situations... Parce que sa zié pa wè, tjè pa fè mal. C'est cette hypocrisie que dénoncent les associations féministes, qui marquent la journée du 8 mars par des actions militantes.
Bien que le cadre législatif sanctionnant les dérives et le non-respect des droits des femmes existe, la dégradation de leur condition sociale au quotidien reste occultée alors que les situations s'aggravent. L'association Culture Egalité continue donc, à travers un listing non-exhaustif, de répertorier ces situations d'urgence, qui malgré plus de libertés acquises reflètent une marche-arrière des conditions de vie des femmes.
Transport
« L'urgence réside dans l'amélioration immédiate du quotidien des femmes plutôt que dans une simple révision législative. Un exemple cuisant est celui des transports. C'est une violence. Il existe aujourd'hui un seul bus pour desservir Tivoli et ses environs. Je récupère des femmes toute la journée à Tivoli ! Regardons autour de nous. Elles attendent sous des choses qui n'abritent ni de la pluie ni du soleil. Ceci pendant des heures », s'insurge George Arnauld, co-fondatrice et présidente de l'association féministe Culture-Egalité.
Paupérisation
Elle explique que le non-respect des droits des femmes se retrouve dans plusieurs domaines qui ne parlent plus à beaucoup tellement ils sont banalisés. « Sur le plan économique, et encore plus depuis le Covid, les femmes ont perdu leurs emplois qui étaient déjà précaires. Les secteurs d'activité...

La radio 100% Caraïbes

- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters