Des hommages de toutes parts après le décès de Jacques Martial
Une multitude de personnalités du monde politique et culturel ultramarin a salué la mémoire de Jacques Martial qui s'est éteint ce mercredi (13 août).
Le président de la Région Guadeloupe, Ary Chalus s'est exprimé sur Linkedin via le compte de la collectivité.
Victorin Lurel, actuellement sénateur de Guadeloupe lui, a rendu hommage au comédien sur son compte X.
Notre ami #JacquesMartial est parti. Trop tôt. Il avait encore tant à donner et tant à recevoir. Jacques est resté un militant culturel de 1er plan et un activiste infatigable . Il a servi et brillé sur toutes les scènes et tous les registres , en déclamation, en poésie, au…
— Victorin LUREL (@VictorinLurel) August 13, 2025
Dominique Théophile, autre sénateur guadeloupéen a souligné son action pour l'histoire des Outre-Mer "du Mémorial ACTe à la création de lieux emblématiques comme la statue de Solitude ou le jardin Toussaint Louverture".
Le préfet de Guadeloupe, Xavier Lefort a lui mis en avant "l'homme engagé que la Guadeloupe pleure aujourd'hui". Il a rappelé que le comédien a été président du Mémorial ACTe de Pointe-à-Pitre de 2015 à 2020, et que "Jacques Martial a œuvré sans relâche pour faire vivre la mémoire de l'esclavage et valoriser les cultures ultramarines. Il a su faire dialoguer les arts et l'histoire, avec une sensibilité rare et une exigence constante."
Pour le député de Guyane Davy RImane, Jacques Martial était "un frère de combat. Jacques Martial avait cette voix, cette présence, qui imposaient l’écoute. Mais il ne l’utilisait pas pour lui-même : il la mettait au service de notre histoire, de notre mémoire et de nos luttes."
Il veut relever la lance tombée à terre. "En ce moment où les défis s’accumulent pour nos territoires, le meilleur hommage à Jacques Martial serait de voir enfin nos territoires pour ce qu'ils sont : des peuples debout, pas des promesses oubliées."
Christiane Taubira se souvient du comédien avant tout. "Pour moi, Jacques, c’est LE CAHIER. Point-barre, comme disait ma Maman. Et pourtant c’est faux. C’est vrai aussi. [...] C’est que Jacques s’emparait des mots d’Aimé Césaire (presque) mieux que les mots écrits. C’est qu’il les faisait vivre d’une vibration impertinente, intime, brutale, suante et hurlante, soupirante, menaçante, tourmentée et sereine … La certitude d’être. La tranquille assurance d’une présence au monde."
Pour Éric Jalton, maire de la ville des Abymes déclare : " De sa Compagnie de la Comédie Noire, à son association « Rond-Point des Cultures », jusqu'à la présidence du Parc et de la Grande Halle de la Villette, et bien sûr du Macte, son ancrage identitaire et sa quête mémorielle auront toujours porté le sceau de la force et de la vérité de l'Histoire".
Pour Guy Losbar, le président du Conseil départemental, Jacques Martial a su " par son talent, son engagement et son sens du devoir de mémoire, laisser une empreinte indélébile dans l’histoire culturelle et mémorielle de la Guadeloupe et de la France".
Enfin, le compte du Ministère des Outer-Mer a félicité l'action du comédien
Acteur de talent et visage familier des Français à travers son personnage dans Navarro, homme de culture passionné et adjoint à la Mairie de Paris en charge des Outre-mer, Jacques était avant tout un homme de dialogue, d’ouverture et au service des autres.
— Ministère des Outre-mer (@outremer_gouv) August 13, 2025
Il savait que regarder le passé en face, avec ses ombres et ses lumières, était la condition pour construire ensemble un avenir commun.
— Ministère des Outre-mer (@outremer_gouv) August 13, 2025
Les Outre-mer perdent un défenseur sincère de leur richesse culturelle.
Mes pensées vont vers sa famille, ses proches et Jean-Michel. »

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