Témoignage d'un aidant : « Mes sentiments n’ont pas changé pour ma femme »
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Journée nationale des Aidants

Témoignage d'un aidant : « Mes sentiments n’ont pas changé pour ma femme »

Marlène CLÉOMA, m.cleoma@agmedias.fr
On les estime plus de 20 000 en Guyane mais nombre d'entre eux n'ont pas le statut reconnu qui leur confère des droits.
On les estime plus de 20 000 en Guyane mais nombre d'entre eux n'ont pas le statut reconnu qui leur confère des droits. • @ M.C

Jean-Luc et Aline ont partagé et continuent à partager une vie de bonheurs, de doutes et de souffrances. Comme les 20 000 aidants en Guyane selon les estimations, Jean-Luc est aidant à temps plein, il s’occupe de sa chère femme Aline, atteinte de la maladie de Parkinson. Jean-Luc évoque leur nouvelle vie à deux, les questionnements des aidants et un vibrant hommage aux personnels médicaux.

 C’est la journée nationale des Aidants ce jeudi 6 octobre. Il n'y a pas d'études véritables : ils seraient 11 millions en France à s’occuper d’un proche malade, selon les estimations des professionnels du secteur. On les estime à plus de 20 000 en Guyane mais nombre d'entre eux n'ont pas le statut reconnu qui leur confère des droits.

Aline a 73 ans, Jean-Luc 69 ans. Le couple s’est marié en 1976 pour « le meilleur et pour le pire » comme on dit. Après avoir été diagnostiquée comme atteinte de la maladie de Parkinson, Aline a continué à vivre pleinement sa vie d’enseignante ou encore de directrice d’établissement. « Lorsque nous avons appris que la maladie était là, nous n’avons pas eu de réaction particulière : la vie continuait. Les effets redoutés ne se sont pas fait ressentir à ce moment-là. Aline voulait continuer à vivre normalement. J’ai respecté. Elle a vécu son quotidien comme elle l’entendait, jusqu’à sa retraite en 2013 », raconte Jean-Luc, ancien fonctionnaire territorial.

C’est au moment de la retraite d'Aline que la vie du couple a pris un tournant particulier. Vinrent « les premières signes alarmistes », notamment la marche : « il fallait qu’elle ait une canne. C’est à ce moment que nous avons analysé la situation afin de s’adapter. Mais nous savions que la maladie était là, nous n’avons pas fui. Maintenant c’est un quotidien tout autre ». Un bouleversement pour le couple. S’adapter, c’est