Une évolution de la reconnaissance de l’esclavage
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Une évolution de la reconnaissance de l’esclavage

Marie ODRY
Le lundi 10 juin 2019 sonne les 171 ans de la proclamation en Guyane de l’abolition de l’esclavage. La journée a débuté par un dépôt de fleurs au rond-point Adélaïde-Tablon, puis s'est poursuivi au jardin botanique par une belle cérémonie rendant hommage aux esclaves et marrons de Guyane, devant les stèles portant les noms des 13 000 esclaves libérés, en présence entres autres de Christiane Taubira, ancienne ministre de la justice, de Jean-Marc Ayrault, ancien premier ministre et président de la Mission de la Mémoire de l’esclavage, des traites et de leur abolition et de Rodolphe Alexandre, président de la CTG.
Le lundi 10 juin 2019 sonne les 171 ans de la proclamation en Guyane de l’abolition de l’esclavage. La journée a débuté par un dépôt de fleurs au rond-point Adélaïde-Tablon, puis s'est poursuivi au jardin botanique par une belle cérémonie rendant hommage aux esclaves et marrons de Guyane, devant les stèles portant les noms des 13 000 esclaves libérés, en présence entres autres de Christiane Taubira, ancienne ministre de la justice, de Jean-Marc Ayrault, ancien premier ministre et président de la Mission de la Mémoire de l’esclavage, des traites et de leur abolition et de Rodolphe Alexandre, président de la CTG. • AURÉLIE PONSOT

Cela fait 174 ans que l’esclavage a été aboli en Guyane. En 1998, à l’occasion des 150 ans de l’abolition, notre Journal France-Guyane s’était entretenu avec l’historien Serge Mam-Lam-Fouck, spécialiste en histoire de la Guyane. 24 ans après, revenons sur certaines avancées.

 « La Guyane délaissée dans le jeu colonial ». Ce sont les mots de l’historien Serge Mam-Lam-Fouck dans une interview donnée à France-Guyane, pour les 150 ans de l’abolition de l’esclavage. Le système esclavagiste en Guyane a été mis en place vers la moitié du XVIIe siècle, beaucoup plus tard que dans les autres colonies françaises. Les esclaves de notre territoire provenaient du continent africain : « Dans le cadre de l’idéologie de l’époque, de la vision religieuse du monde, la main d’œuvre la plus appropriée pour travailler les plantations d’Amérique était la main d’œuvre africaine », rappelle Serge