Qu’est-ce qui dépeint un musicien passionné ? Sa polyvalence
sûrement, et sa capacité à s’adapter à tout type de situation.
Kelyan Horth en fait partie. La musique, il y vient par l’église,
où il accompagne les chorales en parallèle aux cours de piano qu’il
prend avec Emmanuel Coulange. Peu de choses le prédestine alors à
une carrière professionnelle, même si la famille Horth a toujours
eu un penchant pour l’artistique. Après son bac, ce touche à tout
quitte la Guyane pour Paris, dans l’idée de suivre des cours de
jazz à l’American School. C’est décidé, il fera carrière dans la
musique, plus précisément par le biais du piano. Une année en
musicologie plus tard, il fait ses gammes au Conservatoire
d’Argenteuil, mais pas derrière un clavier. « Il n’y avait plus de
place pour le piano, donc je me suis inscrit au cours de basse »
ressasse-t-il. Las, l’image des enseignements qui y sont dispensés
en devient flétrie : « Le conservatoire, son but c’est de conserver
et non pas de créer un nouveau jazz-man. Depuis combien de temps on
n’a pas vu sortir un Debussy du conservatoire ? » C’est décidé,
l’univers monomaniaque et conservateur est fétide. Kelyan apprendra
en partie par lui-même en parallèle aux études qu’il entreprend, un
diplôme d’état en musique actuelle dans le viseur.
De l’Église au Stade de France
Ça tombe bien, Youtube explose, et les autodidactes...
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