Karine et Rudy, 35 et 39 ans, en vacances du Val d'Oise : " Je serai plutôt en faveur d'un renforcement des sanctions, pour moi c'est insuffisant. Maintenant si c'est pour aider les malades, je suis pour. Par contre, si c'est juste pour le consommer comme ça ; je suis contre. "
Taianna, Lorany et Caroline, 30, 19 et 25 ans, de Soula, Cayenne et la Carapa : " Il faut arrêter de sanctionner, tout ça parce que l'état ne gagne rien dessus. Ils n'ont qu'à légaliser comme la cigarette et l'alcool et arrêter de gonfler les gens ! Là c'est tellement facile d'en trouver, c'est pas ça qui va arrêter la consommation. Il n'y a pas de bonnes solutions mais je trouve ça absurde que certains finissent en prison en raison de leur consommation. On sait maintenant qu'il y a quand même des malades qui ont des leucémies et ne peuvent être soulagé que par ce moyen. "
Baki, 25 ans, Cayenne : "Je suis ni pour ni contre, mais il faut trouver des solutions pour éviter la violence liée à l'illégalité de cette situation. Il faut pouvoir trouver une solution entre l'état et les consommateurs pour pouvoir lutter contre les trafics. Ici, nous avons une très forte consommation des jeunes, il faut absolument les accompagner. Taxons les gens qui fument pour que l'état ait plus d'argent dans ses caisses afin de réduire la dettes et faire baisser les impôts ! "
Louis, 30 ans, Kourou : " Je peux vous donner l'exemple de ma grand-mère qui est souffrante et qui ne supporte pas la morphine : je regrette qu'elle ne puisse pas avoir accès à cette solution. Autoriser un marché permettrait d'avoir un produit plus fiable et normé. L'argent généré ainsi pourrait servir pour lutter contre des addictions plus graves : ne serait-ce que l'alcool ou le tabac. Regardez ces deux produits ; d'un point de vue moral ça ne pose pas de soucis alors que physiquement et psychologiquement parlant ces produits sont, selon moi, des drogues avérées et plus graves que le cannabis. "
Isa, 30 ans, Cayenne : " Je pense qu'il faudrait assouplir la législation pour qu'il y ait moins de trafics. Personnellement je ne consomme pas et j'évite les tentations, mais si l'argent qui en découle peut aider à ce qu'il y ait moins de gens dans la rue, pourquoi pas ! "
Madame P. , 65 ans, Cayenne : " Selon moi, il était vraiment grand temps que les élus se saisissent de ce sujet de société. Je pense qu'on devrait appliquer les mêmes modalités que pour l'achat d'alcool, il faut bien sûr encadrer. Pour moi il ne faut pas utiliser l'argent produits pour la réduction de la dette ou la baisse des impôts, il faudrait pouvoir s'en servir pour les politiques de la ville et surtout pour la prévention des addictions. C'est dommage que cette opportunité de s'exprimer ne soit pas un peu plus médiatisée. "
Rose Melie, 30 ans, Cayenne : " Moi je n'y connais rien du tout, je pense que c'est mauvais pour la santé au même titre que les cigarettes. Peut-être faudrait-il renforcer les sanctions mais puisque je ne connais personne qui en consomme, je n'en connais que les images de la télé. Je pense qu'il existe plein d'autres moyens que le cannabis quand on est souffrant, peut-être que ça aide, mais je doute que ça soigne. "
Toto, 26 ans, Cayenne : " Je n'ai pas entendu parler de cette consultation. Je doute que l'état parvienne à lutter contre ce fléau ; donc autant essayer d'encadrer. L'état peut se faire de l'argent comme ça. On pourrait s'en servir pour la prévention et la lutte contre les addictions. Quand je pense que certains fument, deux, trois paquets de cigarettes par jours, je pense qu'on se trompe de débat. "
Lise, 35 ans, Cayenne : " Le but ça serait d'arrêter de consommer ce genre de chose, mais je doute que les dispositifs en place le permette. Cela doit rester un produit de consommation récréative mais le fait de le rendre illégal engendre trop de problèmes économiques et sociaux. "
Yannus, 31 ans, Rémire : " Le problème c'est que les gens ne savent pas ce qu'ils consomment et peuvent parfois se mettre en danger, ce qui ne serait pas le cas si on y avait accès en magasin. La priorité selon moi serait d'investir ces revenus pour les écoles, les associations et les hôpitaux. "
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Faisant suite à la consultation sur l'usage du cannabis thérapeutique en France et de ses retombés, une nouvelle mission d'information composée de 33 députés se penche jusqu'à fin février sur la question de l'usage récréatif de la plante et d'une révision de la législation en cours afin d'en endiguer les trafics. Nous sommes allés à la rencontre des Guyanais au marché de Cayenne qui ont bien voulu partager leur avis en prenant connaissance du questionnaire de la consultation. Celles-ci abordaient des sujets tels que l'avis des consultés quant à la législation en vigueur, au type d'évolution à laquelle ils seraient favorables, à leur opinion en comparaison du tabac et de l'alcool, à la nature légale des éventuels points de vente ou encore à l'usage budgétaire que l'état devrait faire de la manne fiscale produite par un commerce encadré.
Questionnaire en ligne jusqu'au 28 février.
Karine et Rudy, 35 et 39 ans, en vacances du Val d'Oise : " Je serai plutôt en faveur d'un renforcement des sanctions, pour moi c'est insuffisant. Maintenant si c'est pour aider les malades, je suis pour. Par contre, si c'est juste pour le consommer comme ça ; je suis contre. "
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Taianna, Lorany et Caroline, 30, 19 et 25 ans, de Soula, Cayenne et la Carapa : " Il faut arrêter de sanctionner, tout ça parce que l'état ne gagne rien dessus. Ils n'ont qu'à légaliser comme la cigarette et l'alcool et arrêter de gonfler les gens ! Là c'est tellement facile d'en trouver, c'est pas ça qui va arrêter la consommation. Il n'y a pas de bonnes solutions mais je trouve ça absurde que certains finissent en prison en raison de leur consommation. On sait maintenant qu'il y a quand même des malades qui ont des leucémies et ne peuvent être soulagé que par ce moyen. "
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Baki, 25 ans, Cayenne : "Je suis ni pour ni contre, mais il faut trouver des solutions pour éviter la violence liée à l'illégalité de cette situation. Il faut pouvoir trouver une solution entre l'état et les consommateurs pour pouvoir lutter contre les trafics. Ici, nous avons une très forte consommation des jeunes, il faut absolument les accompagner. Taxons les gens qui fument pour que l'état ait plus d'argent dans ses caisses afin de réduire la dettes et faire baisser les impôts ! "
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Louis, 30 ans, Kourou : " Je peux vous donner l'exemple de ma grand-mère qui est souffrante et qui ne supporte pas la morphine : je regrette qu'elle ne puisse pas avoir accès à cette solution. Autoriser un marché permettrait d'avoir un produit plus fiable et normé. L'argent généré ainsi pourrait servir pour lutter contre des addictions plus graves : ne serait-ce que l'alcool ou le tabac. Regardez ces deux produits ; d'un point de vue moral ça ne pose pas de soucis alors que physiquement et psychologiquement parlant ces produits sont, selon moi, des drogues avérées et plus graves que le cannabis. "
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Isa, 30 ans, Cayenne : " Je pense qu'il faudrait assouplir la législation pour qu'il y ait moins de trafics. Personnellement je ne consomme pas et j'évite les tentations, mais si l'argent qui en découle peut aider à ce qu'il y ait moins de gens dans la rue, pourquoi pas ! "
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Madame P. , 65 ans, Cayenne : " Selon moi, il était vraiment grand temps que les élus se saisissent de ce sujet de société. Je pense qu'on devrait appliquer les mêmes modalités que pour l'achat d'alcool, il faut bien sûr encadrer. Pour moi il ne faut pas utiliser l'argent produits pour la réduction de la dette ou la baisse des impôts, il faudrait pouvoir s'en servir pour les politiques de la ville et surtout pour la prévention des addictions. C'est dommage que cette opportunité de s'exprimer ne soit pas un peu plus médiatisée. "
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Rose Melie, 30 ans, Cayenne : " Moi je n'y connais rien du tout, je pense que c'est mauvais pour la santé au même titre que les cigarettes. Peut-être faudrait-il renforcer les sanctions mais puisque je ne connais personne qui en consomme, je n'en connais que les images de la télé. Je pense qu'il existe plein d'autres moyens que le cannabis quand on est souffrant, peut-être que ça aide, mais je doute que ça soigne. "
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Toto, 26 ans, Cayenne : " Je n'ai pas entendu parler de cette consultation. Je doute que l'état parvienne à lutter contre ce fléau ; donc autant essayer d'encadrer. L'état peut se faire de l'argent comme ça. On pourrait s'en servir pour la prévention et la lutte contre les addictions. Quand je pense que certains fument, deux, trois paquets de cigarettes par jours, je pense qu'on se trompe de débat. "
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Lise, 35 ans, Cayenne : " Le but ça serait d'arrêter de consommer ce genre de chose, mais je doute que les dispositifs en place le permette. Cela doit rester un produit de consommation récréative mais le fait de le rendre illégal engendre trop de problèmes économiques et sociaux. "
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Yannus, 31 ans, Rémire : " Le problème c'est que les gens ne savent pas ce qu'ils consomment et peuvent parfois se mettre en danger, ce qui ne serait pas le cas si on y avait accès en magasin. La priorité selon moi serait d'investir ces revenus pour les écoles, les associations et les hôpitaux. "
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