La journée qui commence promet d'être
décisive. Si d'ici demain, une solution n'est pas trouvée, la
déception sera forte et le ton risque de monter. Après l'accueil
négatif de la proposition du secrétaire d'Etat Yves Jégo, portant à
dix millions d'euros l'aide versée aux collectivités, les élus
s'étaient donnés un temps pour examiner en détail l'intérêt de la
mesure qui vise à compenser la perte engendrée par l'éventuelle
baisse de vingt centimes de la taxe spéciale sur les carburants. Un
premier constat : le compte n'y serait pas. Dans un communiqué,
plusieurs partis politiques - Les Verts, FDG, Walwari, PSG... -
font valoir que la perte pour une baisse de vingt centimes s'élève
à 17,5 millions d'euros, somme qui correspond en réalité à la perte
occasionnée sur un an, tandis que la proposition d'Yves Jégo parle
de trois mois.
Mais ce n'est pas le seul, les dix millions
d'aide prévus sont destinés à des investissements, alors qu'une
partie de la perte provoquée par la baisse des taxes couvre des
frais de fonctionnement. « Pour pouvoir prétendre à ces fonds
d'investissements il faut avoir des fonds propres, mais la baisse
des taxes va réduire notre capacité d'emprunt et donc
d'investissement, c'est un cercle vicieux » , ajoute le
vice-président du Conseil général, Fabien Canavy.
- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters