Permettre aux professionnels du territoire de se préserver des attaques de félins, c’est le but du projet COFEEL, qui propose toute une batterie de mesures dissuasives. Rencontre avec Tommy Gaillard, qui pilote ce projet en Guyane.
« Abattre un jaguar ou un puma qui s’approchent de votre
bétail ou les capturer avec une cage et les relâcher ailleurs, en
peine forêt par exemple, ne sert strictement à rien. A l’image de
la plupart des grands prédateurs, le jaguar et le puma sont
territoriaux et solitaires. S’ils sont abattus, d’autres félins
viendront les remplacer à plus ou moins long terme. Et s’ils sont
capturés, puis relâchés, ils reviendront. Fatalement (1).
»
Tommy Gaillard est membre de l’association HISA (Human Initiative
to Save Animals), fondée en 2008, et intervient en Guyane depuis un
peu plus de trois ans. Sa mission, au travers du projet COFEEL
(COexistence FElins ELevage), se décline en trois axes. «
D’abord bien appréhender la situation guyanaise en matière
d’interactions entre félins et bétail. En...
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