La coexistence « pacifique » entre félins et bétails est-elle possible ?
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La coexistence « pacifique » entre félins et bétails est-elle possible ?

Michel LE TALLEC
Un jaguar piégé à la piste d’Eskol, à Roura. Le mammifère, environ 100 kg, avait tué une quinzaine de chiens dans le quartier. Il a ensuite été prise en charge par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage et relâché dans la nature, du côté de Petit-Saut. - © Archives France-Guyane
Un jaguar piégé à la piste d’Eskol, à Roura. Le mammifère, environ 100 kg, avait tué une quinzaine de chiens dans le quartier. Il a ensuite été prise en charge par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage et relâché dans la nature, du côté de Petit-Saut. - © Archives France-Guyane

Permettre aux professionnels du territoire de se préserver des attaques de félins, c’est le but du projet COFEEL, qui propose toute une batterie de mesures dissuasives. Rencontre avec Tommy Gaillard, qui pilote ce projet en Guyane.

 « Abattre un jaguar ou un puma qui s’approchent de votre bétail ou les capturer avec une cage et les relâcher ailleurs, en peine forêt par exemple, ne sert strictement à rien. A l’image de la plupart des grands prédateurs, le jaguar et le puma sont territoriaux et solitaires. S’ils sont abattus, d’autres félins viendront les remplacer à plus ou moins long terme. Et s’ils sont capturés, puis relâchés, ils reviendront. Fatalement (1). »

Tommy Gaillard est membre de l’association HISA (Human Initiative to Save Animals), fondée en 2008, et intervient en Guyane depuis un peu plus de trois ans. Sa mission, au travers du projet COFEEL (COexistence FElins ELevage), se décline en trois axes. « D’abord bien appréhender la situation guyanaise en matière d’interactions entre félins et bétail. En clair, recenser le nombre d’attaques de pumas ou de jaguars, leur fréquence, les lieux où cela se passe, les pertes constatées. Il s’agit de dresser un état des lieux. »

Second volet, et c’est sans doute là l’axe majeur du projet : accompagner les éleveurs qui le souhaitent afin de mettre en place des mesures adaptées à la protection de leurs bétails. « Il n’y a aucune contrainte : tout se passe sur la base du volontariat. »

Troisième volet : un travail de sensibilisation et d’information auprès des publics concernés et proposer des solutions de coexistence « pacifique » entre félins et bétails. « Mais il n’y a pas de solution miracle, s’empresse de préciser Tommy Gaillard, et il serait illusoire et prétentieux de croire que les résultats...

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