Face à la Spada sur-sollicitée, la mairie de Cayenne en appelle à l'Etat
Les services de la structure du premier accueil du demandeur d'asile (Spada) sont continuellement congestionnés. Devant les files d'attente qui ne désemplissent pas, et causent des nuisances rocade de Zéphir, la maire de Cayenne interpelle Emmanuel Macron.
Dans une lettre ouverte au Président de la République, la maire Sandra Trochimara alerte sur "les conditions d'accueil des réfugiés sur le territoire de la ville de Cayenne".
Elle fait référence à la structure du premier accueil du demandeur d'asile (Spada), gérée par la Croix-Rouge, qui se trouve désormais rocade de Zéphir : "Malgré le déplacement des locaux de la SPADA qui se trouvaient en plein centre-ville, rue Madame Payé, la situation ne s’est guère améliorée. Les attroupements importants entravent la circulation piétonne et automobiliste sur le domaine de l’espace public. En cause, de longues files d’attente devant l’entrée des nouveaux locaux de la structure d’accueil et aux abords des trottoirs et de la chaussée", écrit Sandra Trochimara.
Immigration : mais que se passe-t-il à la rocade de Zéphir ?
Les différentes crises migratoires causent un afflux important vers la Guyane, provoquant une saturation quasi permanente de l’instruction des dossiers de migrants. "Afin de de pouvoir recevoir les migrants dans les conditions respectant la dignité humaine et observant une solidarité républicaine en parfaite collaboration avec les services de l’Etat, je souhaiterais vous soumettre l’idée de pouvoir envisager le déploiement des services de la SPADA sur l’Est (Saint Georges) et l’Ouest (Saint-Laurent du Maroni) de la Guyane" réclame la maire, qui estime que cette solution permettrait de désengorger les services de la Spada sur Cayenne et de proposer de la proximité aux migrants.

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