L'association Habitat jeunes développement porte un projet de trois résidences, zone Hibiscus à Cayenne. Les logements seront destinés aux jeunes salariés, en formation ou en recherche d'emploi. Ils pourraient sortir de terre en 2017.
Proposer des logements, mais aussi un accompagnement socio-éducatif, aux Guyanais âgés de 16 à 30 ans, qu'ils soient salariés, apprentis, en formation ou étudiants. L'association métropolitaine Habitat jeunes développement, associée à Habitat guyanais, a le projet de créer trois résidences - soit un total de 278 logements équipés, du T1 au T2 - sur la zone Hibiscus, à Cayenne.
Son directeur, Jean Baranger, était une nouvelle fois en Guyane cette semaine pour rencontrer les collectivités locales, les centres de formation et d'insertion, les associations. Les retours sont plutôt positifs : « Tout le monde s'accorde sur la nécessité de créer une telle structure » , se réjouit-il.
Ce type de résidences existe dans toute la France - on les appelait avant les Foyers de jeunes travailleurs. Elles sont regroupées au sein de l'Union nationale pour l'habitat des jeunes (Unhaj). Il en existe par exemple trois en Martinique.
UN CONTRAT RENOUVELABLE CHAQUE MOIS
Les résidences Habitat jeunes sont particulièrement adaptées aux personnes en situation de précarité, ou en recherche de logement temporaire. Elles permettraient par exemple à des jeunes de l'Ouest, en alternance ou en stage, de se loger sur Cayenne. Les loyers sont à des prix accessibles et ouvrent droit aux aides (335 euros pour un T1, soit 160 euros après l'aide au logement de la Caf). Le contrat est quant à lui très souple : il est possible d'y résider en séjour « fractionné » - par exemple une ou deux nuits par semaine, une ou deux semaines dans le mois - ou en séjour « continu » : le contrat est alors renouvelable chaque mois pendant deux ans. Ces résidences proposent également des services (laverie, salle internet...), et se caractérisent par la présence « d'adultes référents » , qui accompagnent les résidents dans leur parcours, mais aussi « dans l'apprentissage de l'autonomie, de la citoyenneté » , explique Jean Baranger.
Le projet de la zone Hibiscus, qui n'existe encore que sur le papier, est en bonne voie. Le montage financier est en cours de finalisation. Si tout se passe bien, la première résidence pourrait sortir de terre en 2017.
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