Défendre les internautes, c’est leur donner accès à une information libre et diversifiée
Ce texte est publié aujourd’hui par environ 70 titres membres de l’Alliance de la presse d’information générale. Elle rassemble 280 journaux signataires à travers l’Europe.
Le parlement européen se réunit fin mars pour le vote final de la directive droit d’auteur. Un texte âprement discuté depuis bientôt trois ans qui doit enfin permettre aux médias et aux artistes de percevoir une part des revenus générés sur le net par leurs productions.
Jusqu’à présent, ce sont les géants américains du web qui captent l’essentiel des profits. L’enjeu est majeur pour la presse, les artistes, la démocratie et la culture. Et l’objet d’une incroyable bataille menée par les grandes plateformes.
Depuis des mois, la menace est relayée sur tous les réseaux sociaux : si la directive européenne sur le droit d’auteur était adoptée, c’en serait fini de la liberté de l’internet.
Les internautes n’auraient plus accès à la gratuité des services. La création, l’information seraient étouffées pour laisser place à la censure. Nous perdrions ce qui a pris une place centrale dans nos vies : un internet libre et d’une richesse illimitée. Perspective terrifiante... Relayée par des dizaines de milliers de sites, une pétition au titre comminatoire « Sauvez internet » circule. Qui ne se battrait pas pour une telle cause ?
Et pourtant, force est de constater que toutes ces affirmations péremptoires relèvent de l’une des plus intenses campagnes de désinformation jamais organisée.
Les internautes devront-ils désormais payer pour accéder à Internet et échanger des fichiers ? Non. La directive le dit clairement. Seules les plateformes qui...

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