Semaine pour créer son entreprise : l'Adie Guyane lève les freins à l'entrepreneuriat
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Économie

Semaine pour créer son entreprise : l'Adie Guyane lève les freins à l'entrepreneuriat

Gérôme GUITTEAU, g.guitteau@agmedias.fr
L'ADIE soutient le financement des projets.
L'ADIE soutient le financement des projets. • C.L

Du 5 au 9 février, l'Adie (Association pour le droit à l'initiative économique) Guyane organise une semaine d'information visant à encourager la création d'entreprises. Ciblant futurs et actuels entrepreneurs non déclarés, l'initiative a pour objectif de lever les obstacles financiers et conseiller sur la transformation des petites activités informelles en véritables entreprises.

La démarche s'inscrit dans une volonté de l'Adie d'offrir à tous un accès égal à l'entrepreneuriat.

Ne pas stigmatiser l'économie informelle

L'événement s'accompagne de la publication des résultats d'une étude nationale inédite sur les entrepreneurs informels accompagnés par l'Adie vers l'économie officielle.

L'Adie, consciente des freins liés au manque de moyens, entend ainsi offrir des chances égales à tous les porteurs de projets. Une étude détaillée sur l'entrepreneuriat informel a été confiée au cabinet Pluricité, soulignant l'importance de comprendre et déstigmatiser cette réalité économique.

 

L'emploi informel représente 9,8% de l'emploi total en France, une proportion potentiellement plus marquée en Guyane. Les entrepreneurs informels, souvent invisibles, sont principalement des femmes (61%) et des personnes sans diplôme (34%), exerçant majoritairement leurs activités à domicile (65%).

93% se sentent légitimes dans l'exercice de leur activité

Les motivations pour rester informel sont diverses : certaines personnes considèrent cette étape comme un test préalable avant une immatriculation formelle, tandis que d'autres craignent la complexité administrative et redoutent des charges imaginaires liées à l'immatriculation. Malgré cette précarité, 78% des entrepreneurs informels déclarent que leur activité s'est développée depuis la formalisation, et 93% se sentent légitimes dans l'exercice de leur activité. En outre, 56% affirment que leurs revenus ont augmenté suite à cette formalisation.

Ces résultats soulignent l'importance de comprendre les dynamiques de l'entrepreneuriat informel et mettent en lumière les avantages de l'accompagnement vers l'immatriculation, contribuant ainsi à une économie plus inclusive.

 

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