Saint-Laurent: blocage dans la bonne humeur
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Saint-Laurent: blocage dans la bonne humeur

Samuel ZRALOS
Mme Burk, présente depuis le début du mouvement, a peint la mobilisation au rond-point depuis l'intérieur, à Saint-Laurent-du-Maroni, le 7 mars 2023.
Mme Burk, présente depuis le début du mouvement, a peint la mobilisation au rond-point depuis l'intérieur, à Saint-Laurent-du-Maroni, le 7 mars 2023. • SZ

Les opposants saint-laurentais à la réforme des retraites ont bloqué, ce mardi, le rond-point à l'entrée de la ville, avec une mobilisation où le nombre de participants n'a pas cessé au fil de la matinée. L'ambiance est restée détendue tout du long.

Une quinzaine de manifestants à 6 heures du matin, environ 140 à 11h : les grévistes n'ont pas été particulièrement nombreux ce matin à Saint-Laurent-du-Maroni, mais ils ont tout de même pu bloquer sans difficulté le rond-point à l'entrée de la ville. Il faut dire que les passants se sont montrés globalement favorables - ou à tout le moins conciliants - à la mobilisation contre la réforme des retraites défendue par le gouvernement français.

Même « au plus fort de la circulation, peu de gens ont râlé, il y avait plutôt des gens qui nous soutenaient même si, eux, ne pouvaient pas faire grève » se réjouit ainsi Claire Albert, cosecrétaire Sud-éducation en Guyane. Les quelques colériques ont été invités à prendre un autre itinéraire, puisqu'il n'y a pas eu de « blocage dur, la route de Paddock ou de Vampire ne sont pas bloquées », rappelle auprès de France-Guyane Thomas Monzey, secrétaire général de la section locale de l'UTG, qui n'exclue pas un durcissement du mouvement dans les prochains jours.

Les forces de l'ordre, cordiales avec les mobilisés, ne s'y sont pas trompées, comme le constate Sébastien Caugant, professeur gréviste, pour qui « le fait que blocage réussisse montre que les autorités n'ont pas envie de forcer le mouvement ». Comme c'est l'habitude dans ce genre de blocages dans la capitale de l'ouest guyanais, soignants, gendarmes et militaires ont pu passer sans difficulté.

Ambiance détendue...

Résultat, une ambiance presque festive malgré le sérieux du sujet : au fil de la matinée se sont installées une enceinte - les musiques engagées laissant rapidement la place à une playlist de tubes connus de tous -, puis des tables et un barbecue improvisé.

... Et un appel à poursuivre la lutte

Un moment joyeux, mais pas relâché : chacun parle de la mobilisation avec son voisin, réfléchit à la suite ou regarde sur son téléphone les chiffres de la mobilisation en Hexagone. « L'État fait la sourde oreille, alors, nous aussi, on va faire la sourde oreille » insiste le Thomas Monzey, pour qui « la balle est aujourd'hui du côté du gouvernement ».

Et pour bien rappeler ce dernier point à l'Élysée, les manifestants appellent à renouveler l'opération dès demain matin, toujours sur le rond-point. En espérant tous d'une même voix voir plus de monde à leurs côtés, notamment celles et ceux qui « annoncent leur présence et ne viennent pas à la manifestation », soupire Thomas Monzey. La journée de demain aurait d'ailleurs un double potentiel, puisqu'elle viendrait à l'intersection de la journée internationale de mobilisation féministe du 8 mars.

 

 

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