Les agents pénitentiaires appellent à de meilleures conditions de travail
Les fonctionnaires dénoncent un sous-effectif chronique qui ne correspond pas à la réalité de surpopulation carcérale tandis que le centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly affiche un taux d'occupation à 174 %.
Le personnel pénitentiaire du centre de Rémire-Montjoly appelle à renforcer ses effectifs. C'est l'objet d'une lettre ouverte du syndicat UFAP UNSa Justice Guyane publiée mardi 10 décembre, adressée au directeur de l'administration pénitentiaire Sébastien Cauwel.
Les agents y dénoncent « une surpopulation carcérale exponentielle, des conditions d'exercice éprouvantes, une violence omniprésente et une charge mentale grandissante » couplés à des équipes en « sous-effectif » chronique.
Toujours dans l'attente de la prison de Saint-Laurent-du-Maroni
À ce jour, le personnel évoque 16 postes vacants dans l'administration pénitentiaire, pour près de 600 places de prison largement dépassées. Au 1er juin 2024, le centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly affichait un taux d'occupation à 174 %.
Craignant pour leur santé physique et mentale, les fonctionnaires exigent le désengorgement du centre pénitentiaire qui devait être satisfait par la construction annoncée en 2017 d'un nouveau complexe à Saint-Laurent-du-Maroni.
« Où sont les engagements pris par l'État ? Où est le respect de la parole donnée ? », se demandent-ils tandis que, sept ans plus tard, le centre pénitentiaire de l'Ouest guyanais n'est toujours pas sorti de terre.

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