• Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr
Santé / Social

L'association Ebène s'installe à Saint-Laurent du Maroni

Samuel Zralos Vendredi 30 Octobre 2020 - 19h52
L'association Ebène s'installe à Saint-Laurent du Maroni
Les locaux temporaires d'Ebène à Saint-Laurent du Maroni. - Samuel Zralos

Déjà présente sur l'île de Cayenne, l'association étend son activité à l'Ouest, pour accompagner au quotidien les personnes de plus de soixante ans ou handicapées.


Avoir un logement adapté, des soins infirmiers ou simplement un accompagnement administratif : pour de nombreuses personnes âgées ou en situation de handicap, le quotidien peut se révéler parsemé d'embûches. Des écueils que l'association Ebène se propose d'aider à passer.

Créée en 1980 et active jusque là sur l'île de Cayenne, la structure entend apporter son expertise à l'ouest guyanais, avec l'ouverture d'une antenne à Saint-Laurent du Maroni. Une base nouvelle, qui doit permettre à Ebène d'agir dans la deuxième ville de Guyane, mais également à Mana et, sans doute dans un second temps, à Apatou.
« Prendre en charge le patient dans sa globalité »

Beaucoup d'éléments sont encore à mettre en place pour un fonctionnement normal, mais l'organisation déborde déjà d'ambitions. Dans leurs locaux provisoires (en attendant d'emménager à la périphérie de la ville, dans une villa en cours de réaménagement), près du château d'eau du centre ville, Jean-Pierre Imfeld, venu de Cayenne superviser l'installation, insiste : « Notre objectif est de prendre en charge le patient dans sa globalité, pour le maintenir à domicile le plus longtemps possible », sans qu'il ait besoin d'être hospitalisé ou de joindre un EPHAD.

Dans ce but, elle propose plusieurs aides aux patients, sur prescription médicale, en général signée du médecin traitant. A commencer par un service de soins infirmiers à domicile. Les salariés de l'entreprise y effectuent le même travail qu'un infirmier libéral, mais sous statut associatif.
Accompagnent médical, social et administratif

A Saint-Laurent, c'est le rôle de Jean-Paul Geskopp, qui tient à souligner que « La sécurité sociale rembourse à 100% » ses visites. Ancien des cliniques privées, cet infirmier expérimenté est aujourd'hui visiblement fier de travailler pour une association, sans but lucratif.

Cheveux grisonnants coupés courts surmontant un visage dont les quelques rides viennent souligner les traits carrés, l'homme apprécie également de ne pas se limiter aux seuls gestes médicaux. En fonction des besoins, il peut également s'occuper du ménage ou de la préparation et de l'aide aux repas, bref accompagner le patient dans sa vie quotidienne.

Avant même ça, à son arrivée au domicile du patient, l'infirmier commence par « réaliser un état des lieux ». Si le logement n'est pas adapté à l'état de santé de son occupant, « on peut lui trouver une subvention », via un accompagnement administratif.

Cette « grande partie administrative » constitue le deuxième volet important de l'action d'Ebène directement auprès des individus pris en charge. La personne concernée doit elle-même remplir son dossier de demande d'aides - et pas que pour son logement -, mais elle ne le fait pas isolée. L'association assure un encadrement, pour identifier l'aide appropriée, préparer les papiers nécessaires et assister le patient au fil des démarches entamées.
Beaucoup de travail en perspective

Un soutien qui répond à des besoins criants, estime Jean-Paul Geskopp. « Ici, énormément de personnes âgées n'ont aucune assistance, souvent pour des raisons financières, souvent aussi parce qu'ils ne savent même pas que les aides existent » et qu'ils y ont droit, soupire l'infirmier. Alors, « on les guide dans cette jungle », ce qu'un infirmier ou un médecin classique n'aura en général par le temps ni les moyens de faire, d'autant que les possibilités d'accueil de personnes âgées sont très limitées dans l'ouest guyanais.

Pour parvenir à ses fins, Ebène, qui envisage de travailler dans un premier temps avec 15 à 20 patients en service de soins infirmiers à domicile, sait qu'elle a du pain sur la planche et des besoins humains à assurer. Même si elle pourra normalement, dans un premier temps, compter sur des conventions avec des infirmiers libéraux locaux, il ne peut s'agir que d'une solution temporaire. Surtout, commente Jean-Pierre Imfeld, que « dès que nous aurons une visibilité sur Saint-Laurent du Maroni, la demande va augmenter ».

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
Aucun commentaire
Sur le même thème
8 commentaires
3 commentaires
A la une
1 commentaire
2 commentaires
7 commentaires
12 commentaires