« Il faudrait fixer les priorités contre l’illettrisme »
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Hervé Fernandez, directeur de l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme

« Il faudrait fixer les priorités contre l’illettrisme »

Hervé Fernandez, directeur de l'Agence nationale de lutte contre l'illétrisme  (ANCLCI) (au milieu) aux côtés des coordinateurs et apprenants de L'institut de formation de Saint-Laurent du Maroni
Hervé Fernandez, directeur de l'Agence nationale de lutte contre l'illétrisme (ANCLCI) (au milieu) aux côtés des coordinateurs et apprenants de L'institut de formation de Saint-Laurent du Maroni • ANGELIQUE GROS

La première Journée des apprenants de Guyane, organisée en écho à la journée nationale en septembre, s’est déroulée hier, à la CTG, à Cayenne.

Quelles est l’action de l’ANLCI en Guyane ?

Au national, le rôle de l’ANLCI consiste à mesurer le problème de illettrisme. Pour la Guyane, on a participé, en lien avec l’Insee, à la mise en place d’une enquête rendue publique en 2012. Elle a révélé que 20 % des personnes primo-scolarisée en Guyane sont confrontées à l’illettrisme. La deuxième mission de l’ANLCI est d’organiser la coopération entre tous les acteurs du domaine. La troisième de faire connaître les solutions qui ont fonctionné. On organise chaque année des journées nationales d’action contre illettrisme début septembre pour faire connaître ce problème.

On invite toutes les structures qui œuvrent dans le domaine, comme ça se fait aujourd’hui à la CTG, à valoriser le parcours des personnes qui sont sorties de illettrisme(...) Nous fournissons par exemple les tests de détection au RSMA, qui a obligation d’intégrer au moins 30 % de jeunes en situation d’illettrisme et qui en intègre beaucoup plus en pratique. Aujourd’hui en Guyane, ce qui pourrait être renforcé, c’est que ceux qui travaillent autour...