Grève : Cayenne plus que jamais dans l'impasse
Sandra Trochimara a tenu à s'exprimer en ce jour de mardi gras sur la grève toujours en cours à Cayenne. Une fin de grève ainsi qu'une reprise "normale" à la rentrée est loin d'être garantie.
La grève menée par l'UTG depuis le 25 janvier paralyse toujours les services de la mairie de Cayenne. Quelques heures avant que Cayenne soit submergée par l'effervescence du mardi gras, le maire Sandra Trochimara s'est exprimée. Selon sa déclaration, et malgré de nouvelles réunions avec le syndicat ces 12 et 13 février, le maire déplore des "négociations à l'arret."
Son discours - voulu pour assurer une transparence - prend le ton d'un appel à l'aide.
Le point de blocage reste celui de l'augmentation de l'IFSE (indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise). Les grévistes demandaient jusque-là à ce que 70 % du maximum de cette indemnité leur soit attribués. Ils ne demandent désormais plus que 59 %. La mairie consent "à l'augmentation de 27 % à 35 % du maximum. On ne peut pas aller au-delà, à moins de ne pas répondre aux attentes des Cayennais en matière d'investissement", assure l'édile.
Si la demande des syndicats était acceptée, les charges des personnels seraient augmentées de 4,6 millions d'euros. Elles s'établissent déjà à 58,6 millions en 2024.
"Une telle demande ne peut être acceptée, car elle met en péril la santé financière de la mairie de Cayenne et le programme d’investissement d’un montant de 34 m retenu pour l’amélioration du cadre de vie des administrés", poursuit Sandra Trochimara.
La ville de Cayenne dit ne pas pouvoir faire mieux que l'offre de 35 % déjà proposée la semaine dernière. Sandra Trochimara ne peut garantir qu'une reprise de l'école et des services à la rentrée du 26 février soit menée dans de bonnes conditions. La municipalité se trouve plus que jamais dans l'impasse.

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