Conflit social à la caserne d'Iracoubo : les deux agents réaffectés
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Conflit social à la caserne d'Iracoubo : les deux agents réaffectés

Jadine LABBE PACHECO

Un comité social et technique réuni, mardi 13 mai, à la caserne de Matoury a rendu sa décision à la suite du conflit social qui opposait Miriame Rousset et son supérieur hiérarchique.  

Pour son neuvième jour de grève de la faim, Miriame Rousset, caporale-cheffe à la caserne d'Iracoubo, se dit résignée.
« Ce sont ceux qui sont traumatisés qui sont punis », déplore-t-elle ce mardi, après l'annonce de la décision.
Depuis 2022, elle dénonce un « harcèlement moral constant » de la part de l'un de ses supérieurs. Elle a déposé plainte en gendarmerie et signalé les faits par courrier à sa hiérarchie. En réaction, le supérieur mis en cause a, lui aussi, porté plainte pour menaces.

Une décision « inadmissible » pour l’UTG
Après plus de deux heures de délibérations, le comité social et technique, réuni hier matin à la caserne de Matoury, a rendu sa décision.
« Trois personnes ont voté pour la séparation des agents, deux ont voté pour que l'agresseur quitte le centre », rapporte Julien Deroche, délégué de l’Union des Travailleurs Guyanais (UTG) du SDIS.
« L’un sera envoyé à la caserne de Mana, l’autre à Sinnamary », précise-t-il.
Pour l’UTG, cette décision est « inadmissible ». « Des documents ont été transmis au directeur, mais ils sont restés sous son coude », relate Julien Deroche.

Parmi eux, un compte rendu du groupement Ressources et Sécurité en Service recommandait la réalisation d’un signalement au procureur, la suspension de l’agresseur le temps de l’enquête, ainsi que la protection fonctionnelle de Miriame Rousset. « Rien de tout cela n’a été fait », regrette le délégué.
Le syndicat dénonce aussi un « parti pris » de la direction en faveur du supérieur visé.

L’arrêt de la grève de la faim
Affaiblie, Miriame Rousset a pris la décision d’arrêter sa grève de la faim. « J’ai perdu 9 kilos. Quand ma mère a vu mon état, elle m’a dit d’arrêter, donc j’ai décidé de l’écouter », témoigne-t-elle.
À l’heure actuelle, elle n’a reçu aucun retour de la part de sa hiérarchie et reste dans l’attente d’une annonce officielle.
De son côté, l’UTG prévoit de se réunir dans les prochains jours afin de décider des actions à venir. Le syndicat annonce déjà vouloir qu’une « vraie » enquête soit menée.
Contactée, la direction n’a pas donné suite à nos sollicitations.

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