Au Larivot, des familles installées depuis plus de 30 ans craignent la démolition de leur maison
C'est un nouveau rebondissement dans l'affaire dite "des familles du Pideg". Ces familles venues travailler au port du Larivot depuis le Guyana au siècle dernier sont à nouveau menacées de quitter leur maison ce dimanche, dans la continuité d'une bataille judiciaire qui dure depuis près de 20 ans. Explications.
Arrivés du Guyana en 1967, en 1978 ou encore en 1980, ils y ont réparé et entretenu des chalutiers de pêche toute leur vie. Au Larivot, ils y ont surtout fondé leur famille, s'étendant parfois sur quatre générations. Dimanche 22 décembre, ces mécaniciens à la retraite craignent de voir leur foyer se faire démolir, et tout ce qu'il y contient de souvenirs.
Une dizaine de familles sont en guerre judiciaire contre un individu, Monsieur N., d'origine guyanienne également, qui a racheté la parcelle en 2005 et souhaite depuis les expulser afin d'y ériger un complexe immobilier. Mi-novembre 2024, un huissier est venu annoncer aux familles alors installées depuis plus de trente ans qu'un permis de démolir avait été déposé auprès de la mairie de Matoury et de la préfecture. Celui-ci serait applicable par accord tacite – soit, si la préfecture ne s'y oppose pas – dès le 22 décembre.
Flous juridiques et discrète vente aux enchères
"C'est un point d'ancrage", partage avec émotion Anne Johnson, évoquant la maison familiale qui l'a vu naître 43 ans plus tôt. Derrière elle se trouve un pavillon d'une cinquantaine d'années, récemment rénové par les soins des occupants. Il compte parmi la dizaine de logements loués aux familles guyaniennes. Celles-ci sont arrivées à partir des années 1960 pour travailler en maintenance sur les bateaux de pêche du Larivot.

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