L’agression filmée d’un médecin met le feu aux poudres : une mobilisation ce jeudi en Guyane
La profession se rassemble à 17 h devant la préfecture
L'URPS Médecins de Guyane, le Conseil départemental de l'ordre des médecins et le Syndicat des médecins de Guyane se rassemblent ce 27 novembre, à 17 heures, devant la préfecture. La profession se mobilise en réponse à l'agression d'un gynécologue libéral, dans son cabinet, le 25 novembre.
L'agression a en partie été filmée et diffusée sur les réseaux par le suspect. On le voit se mettre en scène en train de faire irruption dans le bureau du médecin et le prendre à partie directement. La vidéo est accompagnée de menaces de mort : "je cherche un soldat pour m'amener étrangler un médecin", écrit l'homme sur son compte Snapchat. Il semble réagir à des résultats d'une grossesse qui a mal tourné et accuse le médecin de négligence. Il vient pour demander des explications. Nous n'en savons pas beaucoup plus pour l'heure à ce sujet.
Les groupements de médecins qui organisent le rassemblement parlent d'une "attaque intolérable. Elle s'ajoute à une liste déjà bien trop longue d'actes d'incivilité, de menaces, ou de violences physiques envers les soignants du territoire."
Les médecins dénoncent aussi une "réponse judiciaire inquiétante." L'agresseur présumé a été interpellé par la police avant d'être relâché quelques heures après. Plus tard encore, alors que l'annonce de la mobilisation a fait surface, l'homme a partagé sur son compte d'autres menaces inquiétantes : "Venez, on va avec des battes de baseball, on tabasse tous les manifestants." La police nationale est informée de ces menaces et sera sur place pour sécuriser le rassemblement.
Les médecins estiment qu'ils "ne peuvent plus être les cibles de violences impunies. Chaque agression, chaque menace, est une atteinte intolérable à leur mission : soigner." Ils demandent de "sanctionner les actes de violence envers les soignants ; de renforcer la sécurité dans les cabinets et établissements de santé ; de garantir un soutien juridique et psychologique aux victimes."
Le gynécologue visé par les menaces aurait entamé les démarches d'un dépôt de plainte.
En mars, les professionnels de la santé s'étaient déjà rassemblé devant la préfecture, après les agressions successives de deux infirmières.

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