Franchises médicales: le gouvernement renonce au doublement des plafonds dans l'immédiat
Le gouvernement a renoncé dans l'immédiat au doublement du plafond des franchises médicales face à l'opposition d'associations de patients et de certains professionnels de santé, envisageant désormais une hausse moins ambitieuse que prévu, a annoncé la ministre de la Santé au journal le Figaro.
" Nous travaillons désormais à une réforme juste, fondée sur une indexation à l'inflation depuis 2005. L'augmentation sera par conséquent nettement inférieure à celle initialement envisagée " qui prévoyait un doublement du plafond des franchises médicales, de 100 à 200 euros par an, a déclaré la ministre Stéphanie Rist, admettant que ce choix avait pu apparaître " brutal ".
Préserver notre modèle social, c’est faire des choix clairs.
— Stéphanie RIST (@stephanie_rist) August 20, 2026
D’abord, faire de la science notre boussole : concentrer la prise en charge sur les produits de santé les plus efficaces, pour garantir à chacun l’accès aux meilleurs soins et aux innovations de demain.
Ensuite, agir…
Pour freiner la croissance des dépenses de santé, le gouvernement avait annoncé il y a près d'un mois le doublement de 100 à 200 euros par an du montant maximum des franchises payées par les assurés sociaux sur les boîtes de médicaments, actes paramédicaux, transports et consultations médicales.
Mais cette mesure avait été largement décriée, que ce soit par la principale fédération de patients France Assos Santé ou par le syndicat de médecins MG France et le syndicat Convergence infirmière.
" Les associations, les professionnels de santé, les patients nous ont dit qu'un doublement immédiat du plafond en une seule fois paraissait excessif. Nous l'avons entendu ", a souligné Mme Rist, reconnaissant que " le doublement annoncé n'a pas été compris ".
" Nous avons considéré qu'une correction fondée sur le coût de la vie était plus juste et plus lisible. Il vaut mieux une réforme certaine maintenant, qu'une plus hypothétique demain ", a-t-elle ajouté.
La ministre a rappelé que " des économies justes et pertinentes " et des " mesures d'efficience " étaient " nécessaires pour préserver durablement notre capacité collective à soigner ".
Elle a estimé que la TVA sociale, qui consisterait à compenser des baisses de cotisations pesant sur le travail par une augmentation de la TVA sur la consommation, pour en affecter une fraction à la Sécurité sociale, n'était " pas, à elle seule, une solution suffisante " pour préserver le modèle de protection sociale.
Le budget de la Sécurité sociale 2026 prévoit une augmentation des dépenses de santé (Ondam) de 3,1%, soit 8,2 milliards d'euros en 2026, mais des signes de dérapages des soins de ville apparaissent déjà.

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