Plus de deux ans de crise Covid. C'était long
pour nous et j'imagine aussi pour vous ?
C'est sûr ! On n'imaginait pas une crise de
cette ampleur. Même si ça faisait longtemps que les scientifiques
nous disaient qu'on allait avoir une pandémie mondiale. C'est la
première fois qu'on a vu cette déferlante arriver et on s'est rendu
compte qu'en quelques jours, le monde entier pouvait être touché
par une épidémie respiratoire.
Est-ce véritablement fini ?
Personne ne peut le dire. Néanmoins, on voit
l'évolution des recommandations vaccinales par la Haute autorité de
santé (HAS). Elle s'interroge sur le maintien de l'obligation
vaccinale covid. Même les pays les plus stricts lèvent
progressivement les obligations, y compris de test. On arrive à un
moment où la population mondiale est bien immunisée. Si le virus
reste stable il est probable qu'on ait encore du temps devant nous
sans difficulté avec cette maladie-là.
Le département d'énergie des États-Unis a
récemment conclu que la théorie la plus probable de l'origine de la
pandémie était une fuite d'un laboratoire, dans la province de
Wuhan en Chine. Qu'en dites-vous ?
Je n'ai aucune information à ce sujet. Je ne
fais que lire la presse. Ce que je peux dire c'est qu'avant de
venir en Guyane, j'avais été à un congrès où on nous indiquait que
les zones intertropicales sont les endroits où l'on retrouve les
plus fortes probabilités de départ de maladies. Ce sont des
endroits où il y a beaucoup de biodiversité et où l'humain entre en
contact avec de nouvelles espèces. Sur cette carte des zones les
plus à risque, il y a le Brésil mais je me souviens aussi qu'il y
avait Wuhan. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle le
laboratoire P4, sur le campus de l'Institut de virologie, avait été
installé là. C'est une zone à haut...
- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters