Carnaval : quand la fête met les enfants à rude épreuve
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Carnaval : quand la fête met les enfants à rude épreuve

Par Marie VANDEWOESTYNE m.vandewoestyne@agmedias.fr
Le groupe Mass Moul Massif est composé d'une majorité de jeunes. 
Le groupe Mass Moul Massif est composé d'une majorité de jeunes.  • DOMINIQUE CHOMEREAU-LAMOTTE

Chaque année, le carnaval transforme les rues en un tourbillon de couleurs et de rythmes. Cependant, cette période festive, qui s'étend cette année jusqu'au 5 mars, soulève de nombreuses questions lorsqu'il s'agit des jeunes participants. Entre fatigue, impact sur la scolarité, santé et sécurité, la place des enfants dans cet événement mérite une attention particulière.

Le carnaval, avec ses répétitions et ses déboulés tardifs, impacte directement la vie des enfants. Qu'ils soient dans un groupe ou qu'ils accompagnent leurs parents, leur rythme d'enfant est chamboulé par le carnaval et ses festivités. La problématique de l'absentéisme, des retards ou de la fatigue des élèves durant la période de carnaval n'est pas nouvelle. Et la question se pose d'autant plus cette année que les festivités s'étalent sur deux mois.

Des nuits festives aux matinées difficiles

De nombreux jeunes participent activement aux groupes carnavalesques, notamment dans les groupes de mas, parfois jusqu'à des heures avancées, et ce même en période scolaire. Conséquence ? Des élèves arrivent en classe le lundi matin avec des signes évidents de fatigue, les yeux cernés et une attention diminuée. Les enfants sont moins concentrés, moins performants après un week-end de déboulé. Le calendrier du carnaval, qui coïncide avec une grande partie du deuxième trimestre scolaire cette année, complique l'équilibre entre envie de faire la fête avec les grands et réussite scolaire.

Centaines communes attirent plus que d'autres les jeunes dans les groupes carnavalesques. C'est le cas de la ville du Moule, des Abymes et de la région pointoise. Annick Prudenté, la principale du collège Alexandre Macal de Saint-François, ne ressent pas les effets direct du carnaval sur ses élèves : « Nous ne sommes pas impactés à Saint-François. Cependant, j'ai rencontré des difficultés lorsque moi-même j'enseignais dans le collège de Petit-Bourg dans les années 2006-2010. Nous étions réellement impactés. Nous avions des élèves, en pleine semaine, qui n'allaient pas en classe pour arrêter les voitures dans la rue, masqués....

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