Walwari prépare la collectivité unique
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Walwari prépare la collectivité unique

Damien LANSADE

Dans un amphithéâtre de l’université, à Cayenne, les futurs électeurs tentent de comprendre la future collectivité territoriale de Guyane/photo DL

De gauche à droite, Axel Leblanc, Patrice Clet et Georges-Antoine Leblanc tentent d’expliquer la nouvelle collectivité territoriale de Guyane/photo DL

Vendredi, au campus Troubiran de l’université, Walwari tenait une conférence sur le fonctionnement de la future collectivité territoriale de Guyane. Le mouvement politique de Christiane Taubira commence à mobiliser les électeurs en vue de 2015.

Devant l’amphithéâtre, Joëlle Sankalé-Suzanon, conseillère municipale à Rémire-Montjoly, tente d’expliquer aussi simplement que possible le mode de scrutin retenu pour la future collectivité unique. Mais la simplicité n’a pas été le critère principal dans le choix de la méthode. L’explication s’avère laborieuse.
Un peu de majorité, beaucoup de proportionnelle
Pour se présenter aux élections territoriales, les candidats devront tous présenter une liste de 51 conseillers territoriaux, selon un ordre précis, en commençant par le président, puis en alternant hommes et femmes.
Après les élections, la liste arrivée en tête à la majorité des voix sur l’ensemble de la Guyane se verra attribuer 10 sièges. Les 41 sièges restants seront attribués par zone, à la proportionnelle, selon un découpage en 8 sections géographiques.
Les futurs électeurs semblent sceptiques. « Les élections sont encore loin, rassure Joëlle Sankalé-Suzanon. Nous avons deux ans pour faire de la pédagogie et mobiliser les électeurs. »
Pas de réel contre-pouvoir
L’intervention de Patrice Clet, conseiller général à Sinnamary, se concentre sur la gouvernance de la future collectivité territoriale. Contrairement à la Martinique, la Guyane a choisi une mode de gestion monocéphale, avec un contre-pouvoir assez limité.
Là encore, les critiques sont nombreuses. Avec un cinquième des sièges attribués à la majorité, la liste gagnante aura le champ libre pour gouverner. Dans l’assemblée, beaucoup y voient une menace à la démocratie.
Pouvoir diplomatique
Le futur président de la collectivité territoriale sera également investi d’un pouvoir diplomatique qui, bien que limité, lui permettra, pour certains cas particuliers, de signer des accords de coopération avec les pays voisins. Walwari parle d’une occasion de repenser la place de la Guyane en Amérique du sud.
La place de président de la collectivité territoriale promet donc d’être très convoitée. « On se prépare, poursuit Joël Pied, secrétaire général du mouvement. Walwari aura son candidat. Le temps viendra de l’annoncer. Mais pas encore. Décembre 2015 est encore loin. »
De gauche à droite, Axel Leblanc, Patrice Clet et Georges-Antoine Leblanc tentent d’expliquer la nouvelle collectivité territoriale de Guyane/photo DL

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