La délégation a été rassurée par la ministre ( FXG)
La ministre de l'Enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, s'est retrouvée hier soir à Paris face à aux élus de Martinique et de Guadeloupe.
Les Antillais entendent bien respecter le choix des Guyanais d'avoir leur université de plein exercice, mais ils souhaitent une « unité fédérative » , selon le Martiniquais Serge Letchimy, pour que les trois pôles de l'UAG continuent de coexister. « J'ai senti une convergence dans les liens que les Antilles souhaitaient conserver avec la Guyane, a expliqué la ministre. Cette volonté de garder le lien est réelle et la loi sur l'enseignement supérieur et la recherche le permet en autorisant des constructions extrêmement souples. » Cette réunion sera la première d'une longue série au cours des sept mois à venir. Pendant deux heures trente, au ministère, les parlementaires et représentants des collectivités locales ont eu un dialogue, vif parfois, avec la ministre en présence du ministre des Outre-mer, Victorin Lurel. « Cette réunion aurait dû avoir lieu auparavant, a déclaré Serge Letchimy, et j'ai regretté l'absence de la Guyane car, ensemble, nous aurions pu trouver des solutions. »
La ministre a eu à rassurer ses interlocuteurs sur l'entité université Antilles-Guyane et a simplement précisé qu'en Guyane, une administratrice provisoire, Anne Corval, avait été nommée par son ministère, assistée d'un conseiller.
SEPT MOIS POUR RÉDIGER UNE ORDONNANCE
Sur la sécession de la Guyane, la ministre s'est par ailleurs défendue de toute préméditation : « Ce n'était pas de notre fait, mais à la demande forte de la Guyane... » « Au niveau du pôle Martinique et même au plan global de l'UAG, a indiqué le président de la Région Martinique, il n'y a pas de contestation sur le fait que la Guyane puisse avoir une université de plein exercice à terme. D'ailleurs, c'était prévu d'ici 2020... Ce qui est contesté, c'est la méthode, la non-consultation des collectivités... Une discussion a abouti à une conclusion qui aura des conséquences sur les pôles Martinique et Guadeloupe! » Mme Fioraso a donc voulu apaiser et rassurer ses interlocuteurs. « Il faut assurer que l'UAG est en état de marche, qu'elle bénéficiera des mêmes moyens, que personne ne sera pénalisé. Ce qu'il faut maintenant, c'est se tourner vers l'avenir, construire tout en préservant des liens avec la Guyane... »
Les parties ont sept mois pour préparer une ordonnance. « Ce sera, selon Mme Fioraso, une phase d'élaboration de la nouvelle université des Antilles à côté de celle de la Guyane. »
FXG, à Paris
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