Rodolphe Alexandre : « à quand une route du fleuve ? »
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Rodolphe Alexandre : " à quand une route du fleuve ? "

Fabienne BOLEA JOSEPH ; f.joseph@agmedias.fr
Le sénateur Rodolphe Alexandre a demandé au gouvernement quand sera construite la route du fleuve
Le sénateur Rodolphe Alexandre a demandé au gouvernement quand sera construite la route du fleuve • K.ODAY

Lors de la séance de questions d'actualité au gouvernement, le sénateur Rodolphe Alexandre a interrogé le ministre des transports sur l'avenir de la route du fleuve

Le sénateur Rodolphe Alexandre, est intervenu le 4 novembre lors de la séance des questions d'actualité au gouvernement. Le sénateur de la Guyane a rappelé la situation de sécheresse exceptionnelle et historique que subit actuellement le département et a rappelé au ministre des transports l'utilité d'une route du fleuve pour désenclaver l'intérieur du territoire " capitale du sport spatial européen ". Rodolphe Alexandre a également indiqué qu'en cette période de sécheresse, le mercure utilisé par les orpailleurs illégaux se retrouve dans les captages d'eau potable.

Se contenter du fleuve et de l'aérien

Le ministre des transports, Philippe Tabarot a assuré que les services de l'état restaient " toujours engagés " pour l'acheminement du fret vers l'Intérieur, que des renforts pour la sécurité civile seraient déployés pour assurer le traitement de l'eau. Une rencontre serait prévue aujourd'hui, selon le ministre, entre les services de la DGAC et le préfet de Guyane.

Quant à la construction d'une route du fleuve, Philippe Tabarot a indiqué que ce projet n'était pas à l'ordre du jour malgré une étude sur sa faisabilité dont se chargera la collectivité territoriale (CTG) : "  le contrat de convergence de transformation 2024 -2027 prévoit 148 millions pour le réseau routier national et prioritairement sur les axes littoraux où se concentrent 90% de la population ", a répondu le ministre des transports. Il invite les populations des zones enclavées à rester résilient et à se contenter du fleuve et de l'aérien : " La construction de centaines de kilomètres de route ne serait ni la réponse la plus immédiate ni la plus durable compte tenu des coûts, des enjeux environnementaux et des délais ".

La réponse n'a pas semblé satisfaisante pour le sénateur.

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