Olivier Véran : « C'est la fermeté, mais on prône aussi la voix du dialogue »
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Ministre de la Santé

Olivier Véran : « C'est la fermeté, mais on prône aussi la voix du dialogue »

Entretien Cyril BOUTIER (c.boutier@agmedias.fr)
Olivier Véran le 26 août 2021 à Paris
Olivier Véran le 26 août 2021 à Paris • STEPHANE DE SAKUTIN (AFP/ARCHIVES)

Crise sanitaire, mobilisation contre l'obligation vaccinale, barrages en Guadeloupe, situation en Martinique et Guyane... le ministre de la Santé fait le point sur la mobilisation sociale et les risques de reprise de l'épidémie.

Au-delà de la mobilisation sociale, quelle est votre réaction face aux barrages et aux pillages que connaît la Guadeloupe ?
Je tiens d'abord à condamner fermement toute forme de violence, et celles qui se sont déroulées ces derniers jours en font partie. 250 policiers et gendarmes supplémentaires ont été déployés par le gouvernement. Il n'est pas tolérable d'empêcher des malades de se soigner ou des soignants de travailler, que ce soit en ville ou dans les hôpitaux. Les contestations, quelle que soit leur nature, ne peuvent se faire au détriment de la santé des Guadeloupéennes et des Guadeloupéens, en particulier dans un contexte de fragilité des hôpitaux.
Face à cette situation tendue, à l'hôpital la continuité de soins est-elle en péril pour les patients souffrant de diverses pathologies (cancers, dialysés...) ?
Ce mouvement social a un impact sur le fonctionnement de l'hôpital. Cette semaine, il y a eu des actes de malveillance et des blocages qui se sont multipliés et qui ont eu un impact réel sur l'offre de soins. Or, nous faisons tout pour que les hôpitaux puissent soigner, et pour soutenir les soignants qui réalisent un travail extraordinaire. Une minorité ne peut pas prendre en otage une majorité.
Le gouvernement, vos collègues des Outre-mer et de l'Intérieur, choisit la fermeté avec des renforts de forces de l'ordre. Cela suffit-il ?
C'est la fermeté sur le fond, et le dialogue sur la forme. Lorsqu'il y a destruction, pillages, incendies, il est nécessaire de restaurer la sécurité et l'ordre républicain. Mais on prône