Vous êtes la quatrième ministre des Outre-mer
depuis 2022, n'est-ce pas dommageable pour les territoires ?
Je suis surtout une femme d'action qui, dès
lors qu'on lui confie une mission, s'attache à la réussir par le
travail et l'engagement. Je suis là pour vous écouter, comprendre
les problématiques locales et tenter de répondre, avec humilité et
détermination, aux préoccupations. Par ailleurs, Gérald Darmanin
est ministre de plein exercice, en charge des Outre-mer, depuis
2022 et, à ce titre, il n'y a pas de discontinuité dans l'action du
Gouvernement.
Votre ministère dépendant de celui de
l'Intérieur, quelles marges de manœuvre cela vous offre-t-il en
termes de politique sécuritaire ?
Vous avez raison de souligner que les enjeux
de sécurité sont prégnants en Outre-mer. Quand j'échange avec les
Guyanaises et les Guyanais sur le terrain, c'est souvent la
première question que l'on me pose. Mais depuis 2017, nous n'avons
pas à rougir de notre bilan. Nous avons ouvert une antenne du Raid
et ce sont 211 postes de policiers et de gendarmes supplémentaires
qui ont été créés. Quatre nouvelles brigades de gendarmerie verront
également le jour avant 2027. Lundi, à Saint-Laurent-du-Maroni,
j'ai inauguré la première d'entre elles. Dans le même temps, à
l'aéroport de Cayenne, les résultats obtenus depuis un an grâce au
100 % contrôle sont très positifs, avec des saisines en hausse ici
et en baisse...
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