« L’Europe, chance pour les Outre-mer »
Pierre Moscovici, commissaire européen à l’économie et à la fiscalité, s’exprime à cinq mois des élections européennes.
Même si la spécificité des territoires ultramarins est reconnue par l’Union européenne, les relations entre Bruxelles et ces territoires sont distantes. Comment expliquez-vous ce qui peut être ressenti comme une indifférence ?
D’un côté, l’Union européenne n’intégrait pas assez les spécificités des régions ultramarines dans ses politiques, de l’autre côté, les Ultramarins n’attendaient pas grand-chose de cette Europe lointaine. J’en veux pour preuve le taux de participation aux européennes, significativement inférieur à celui de l’Hexagone (moins de 10 % en Guyane et Guadeloupe, seulement 20 % à La Réunion et près de 11 % en Martinique). C’était une erreur fondamentale car les Outre-mer sont une chance pour l’Europe et l’Europe est une chance pour les Outre-mer.
Cette formule n’est-elle pas un poncif ?
Non, parce que les Outre-mer contribuent au dynamisme et au rayonnement de l’Union. Ces territoires projettent la présence de l’Europe dans le monde – en Afrique,...

La radio 100% Caraïbes

- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters