Rodolphe Alexandre a-t-il été trop gourmand
? Le 22 novembre, alors qu'on attendait la signature du Pacte
d'avenir, le président de la Collectivité territoriale de Guyane
faisait volte-face en refusant de parapher le document. Celui-ci
devait contractualiser l'engagement de l'État à hauteur de 600
millions d'euros d'investissements pour une première tranche de
deux ans. « Je refuse de brader la Guyane » , répondait-il pour
justifier sa décision de réclamer « un ajout financier » du
gouvernement. La négociation de trop, peut-être. Car dans un
courrier (1) de deux pages adressé le 28 novembre à Rodolphe
Alexandre, le ton du directeur de cabinet du président de la
République a changé. Jean-Pierre Hugues rappelle avec moult détails
les longues négociations et les nombreux amendements qui ont permis
l'élaboration du Pacte, initié lors de la visite du président
Hollande en décembre 2013. Il conclut : « Vous avez
cependant...
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