La CCOG rappelle qu'elle ne s'occupe plus de production électrique depuis 2016
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ENERGIE

La CCOG rappelle qu'elle ne s'occupe plus de production électrique depuis 2016

Samuel ZRALOS
Sophie Charles et Claude Fabri, responsabilité du service aménagement du territoire « clarifier le rôle de la Ccog dans l'électrification » des communes rurales de l'ouest.
Sophie Charles et Claude Fabri, responsabilité du service aménagement du territoire « clarifier le rôle de la Ccog dans l'électrification » des communes rurales de l'ouest. • SZ

La CCOG en a apparemment assez d'être sollicitée pour des questions de production d'énergie, comme encore récemment par la population de Maripasoula. Si l'institution a longtemps eu une activité de production d'énergie, celle-ci n'est en effet plus de leur ressort depuis 2016 et la signature de la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) qui a redonné cette tâche à l'Etat et à la Collectivité territoriale de Guyane (CTG).

 C'était tout le propos d'une conférence de presse tenue ce matin car Sophie Charles et Claude Fabri, responsabilité du service aménagement du territoire « clarifier le rôle de la Ccog dans l'électrification » des communes rurales de l'ouest. Concrètement, l'organisation de l'ouest ne s'occupe plus, en matière d'électricité, que de la distribution et parfois d'installer des générateurs autonomes dans des zones isolées.

Entre dédouanement et pique aux actuels responsables, Claude Fabri souligne que « dès 2015 tout était décrit dans la PPE sur les besoins de Maripasoula. Ce qu'il fallait faire en urgence avant 2020 était détaillé » dans le but d'après lui d'échapper à la situation actuelle. L'homme affiche ses regrets pour le manque d'anticipation dont la CCOG accuse à demi-mot l'Etat : « Edf va remettre des générateurs plus puissants, mais on reste sur du fioul, puisque les travaux n'ont pas été fait depuis 2016 ». En attendant l'arrivée d'une nouvelle centrale électrique sur Maripasoula, sortie de terre par Veolia, « d'ici quatre ou cinq ans », d'après Sophie Charles, « il faudra maintenir la centrale actuelle ».