Claude Plénet et Joëlle Suzanon se renvoient la balle pour expliquer l'échec d'une liste d'union (SR)
Y a-t-il une entente secrète entre celle qui a fini troisième et Jean Ganty ? Oui, affirme Claude Plénet. Non scandent les deux autres.
Ils se renvoient la balle (« c'est de sa faute » ), se font les mêmes reproches (« elle/il qui est trop gourmand(e) » ) et tous les deux croient en leurs chances de détrôner Jean Ganty. Joëlle Suzanon et Claude Plénet campaient hier sur leurs positions et se tapaient dessus par médias interposés en espérant affaiblir le maire sortant. De toute façon, il est trop tard pour faire machine arrière, les listes ont été déposées mardi soir à la préfecture.
Joëlle Sankalé-Suzanon, arrivée troisième dimanche (21,1%, 1 082 voix), nie avoir refusé « le pont d'or » que prétend lui avoir tendu Claude Plénet. « Je lui ai dit qu'il était normal, vu nos scores respectifs, qu'on ait un tiers des sièges et lui deux tiers. Je souhaitais aussi avoir le poste de première adjointe pour manifester aux citoyens la volonté véritable de fusion des listes. » Le problème, c'est qu'en refusant cette alliance, elle donne l'impression de vouloir se maintenir coûte que coûte. Ce qui, mathématiquement, ne peut que favoriser la réélection de Jean Ganty. Elle s'en défend. « Non, il n'y a pas d'accord secret! Jean Ganty est médecin, je suis médecin. Nos familles se connaissent depuis longtemps. Si on avait voulu faire liste commune, on l'aurait fait! » Mais un peu plus tard dans l'entretien, la conseillère régionale dit spontanément qu'elle « ne mène pas une campagne d'opposition contre Jean Ganty. Je viens montrer que les temps ont changé et qu'on veut faire autre chose à Rémire-Montjoly. »
ALLER VERS LES ABSTENTIONNISTES
Claude Plénet (2e avec 1 879 voix, soit 36,6% ), trouve « inadmissible » que sa rivale soit venue en réclamant 50% des sièges. Ce qu'elle ne nie pas, d'ailleurs. Mais pour elle, c'était une base de discussion. Le conseiller général en est persuadé, « il y a un accord entre elle et le maire. Il y a même un poste de première adjointe qui est en jeu. » Qu'en dit le maire sortant (2 165 voix, 42,2% ) ? Sur l'entente présumée : « Je peux vous assurer qu'il n'y a aucun accord. ?[...] Je n'ai eu de contact avec personne. Ce qui m'écoeure avec monsieur Plénet, c'est qu'il n'arrête pas de mentir. » Et le boulevard que sont en train de lui tracer ses deux challengers en se disputant par médias interposés ? « Ça m'est égal. Ce qui m'importe, c'est de faire passer mon message aux 49% de ceux qui ne sont pas allés voter. »
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