Vous avez visité les centres pénitentiaires
en Martinique et en Guadeloupe, fin juillet. Lors de votre escale
en Guyane, vous aviez annoncé la venue d'une inspection dans
l'établissement de Rémire avant de vous y rendre, suite aux
mutineries du mois de juin. Quand est-elle prévue ?
Chaque fois que je suis venue ici, je suis
passée au centre pénitentiaire pour saluer le directeur et le
personnel et voir les gens du Spip, le service pénitentiaire
d'insertion et de probation. Compte-tenu des événements du mois de
juin, j'ai décidé d'envoyer une inspection, non pas pénitentiaire,
mais des services judiciaires. Car je veux qu'il y ait une analyse
de fond. La direction inter-régionale était venue sur place, elle y
a passé trois jours, entendu les personnes et analysé les choses.
J'ai voulu aller plus loin. Mais la période est difficile, car
certains sont en vacances. L'inspection arrivera dans la dernière
semaine du mois d'août.
Comment avez-vous ressenti le verdict de la
cour d'appel dans le procès opposant Walwari au Front national
?
D'abord Walwari a eu raison d'aller en
justice. En France d'ailleurs, de nombreuses associations ont
introduit des procédures parce que des personnes se livrent à ces
délits partout sur le territoire. Parfois c'est le procureur
lui-même, ayant connaissance de faits, qui ouvre une procédure.
Walwari a eu d'autant plus raison qu'une telle affaire a une
résonance particulière ici. Nous sommes une société où les
personnes d'origines différentes vivent depuis plusieurs
générations ensemble. La démarche était tout à fait
fondée....
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