Jean Luk Le West, vice-président de la CTG à l'économie "Dans le privé, une décision prise est une décision appliquée"
Le vice-président, issu de la société civile et représentant du monde économique dans l'équipe de Gabriel Serville se montre bien plus présent dans ce moment d'intérim à la tête de la CTG : vie chère, BTP sont au cœur de ses réflexions.
Que comptez-vous mettre en place pour accélérer les appels d'offres de la CTG ?
Les entreprises du BTP ont besoin de visibilité pour pouvoir se projeter sur le long terme. Nous avons voté un Plan pluriannuel d'investissement (PPI) ambitieux, mais si les appels d'offres tardent à être publiés, cela crée un effet de creux, et c'est précisément ce que nous voulons éviter. L'objectif est de booster notre administration.
C'est un enjeu majeur, car la commande publique est un moteur essentiel de l'économie locale. Nous sommes sur une trajectoire positive, passant de 60 millions à 295 millions investis, avec une projection sur cinq à six ans. Maintenant, il faut concrétiser.
Lors de l'assemblée plénière, vous avez exprimé un certain agacement...
Je viens du privé, et dans le privé, une décision prise est une décision appliquée. Dans le public, il y a un temps d'étude, un temps de mise en œuvre... c'est lent. Je l'accepte, mais cela ne veut pas dire que je ne vais pas pousser pour aller plus vite. Je peux agacer par mon franc-parler, mais ce n'est pas pour faire du bruit inutilement. Mon rôle, c'est de faire avancer les choses.
Prenez-vous goût au pouvoir. Pensez-vous aux municipales ?
Je ne remercierai jamais assez Gabriel Serville de m'avoir donné cette opportunité de servir la Guyane. Je veux un joli palmarès à la fin de ce mandat. Je connais le pouvoir via mes fonctions dans le privé, c'est vrai qu'à la CTG, la sensation est décuplée quand ça réussit. Je ne pense pas aller aux municipales. Pour le reste comme les sénatoriales ou les prochaines élections à la CTG, ce n'est pas le moment de l'envisager.
Quelles sont vos priorités pour améliorer le pouvoir d'achat des Guyanais et assurer un développement économique durable ?
Nous avons plusieurs leviers pour dynamiser l'économie locale. Le tourisme, par exemple, connaît une hausse de 12 % en trois ans, et nous voyons les retombées positives grâce à l'engagement des acteurs locaux, aux formations dans les lycées et aux événements comme le Salon du Tourisme qui a attiré 12 000 visiteurs en trois jours. Il faut continuer sur cette lancée et structurer l'offre pour qu'elle profite pleinement aux Guyanais.
Nous travaillons avec Gabriel Serville pour garantir que le renouveau du spatial permette de redynamiser l'emploi local. C'est un secteur stratégique, et nous devons nous assurer que les opportunités profitent aux habitants du territoire.
Enfin, la vie chère reste une préoccupation majeure. Nous avons engagé des discussions avec la Sara et explorons des solutions pour que la Guyane puisse s'approvisionner différemment et à moindre coût. L'idée est de travailler collectivement pour améliorer le pouvoir d'achat. Personne ne doit tirer la couverture à soi. Il faut avancer ensemble, avec une vision partagée et des décisions pragmatiques.
Mon rôle est d'être un facilitateur, de créer les conditions pour que les projets aboutissent et que chaque Guyanais ressente concrètement les bénéfices de nos actions. C'est dans cette dynamique que je m'inscris.

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