François Hollande en Guyane : entre annonces et discours convenus
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François Hollande en Guyane : entre annonces et discours convenus

P.R.

François Hollande était entouré de Jean Ganty, maire de Rémire-Montjoly, Rodolphe Alexandre, président du Conseil Régional, Alain Tien-Liong, président du Conseil Général et Jean-Pierre Roumillac, président de l'association des maires de Guyane et maire de Matoury.

François Hollande était entouré de Jean Ganty, maire de Rémire-Montjoly, Rodolphe Alexandre, président du Conseil Régional, Alain Tien-Liong, président du Conseil Général et Jean-Pierre Roumillac, président de l'association des maires de Guyane et maire de Matoury.

Le Komité Drapo a manifesté devant la Mairie de Rémire-Montjoly

Le président de la République François Hollande est arrivé en Guyane, en provenance du Brésil, ce vendredi après-midi peu avant 16 heures.

Il a visité la base aérienne militaire de Matoury, où il a fait un premier discours. Frédéric Mortier, directeur du Parc Amazonien Guyanais, l’a alors interpellé sur l’augmentation de l’orpaillage illégal, alors qu’une présentation officielle venait de faire état d’une baisse.

Le président est accompagné de ses ministres Benoît Hamon, ministre délégué à l’Économie sociale et solidaire et à la Consommation ; Geneviève Fioraso, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche ; Victorin Lurel, ministre des Outremers et la Guyanaise Christiane Taubira, garde des Sceaux. La compagne du président Valérie Trierweiler est également du voyage.

La délégation était ensuite attendue en Mairie de Rémire-Montjoly, pour une rencontre avec les élus guyanais (voir photos).

Une cinquantaine de personnes avait fait le déplacement afin d'accueillir le président. Le Komité Drapo manifestait également devant l'hôtel de ville et a été mis à l'écart par la sécurité.

François Hollande était entouré de Jean Ganty, maire de Rémire-Montjoly, Rodolphe Alexandre, président du Conseil Régional, Alain Tien-Liong, président du Conseil Général et Jean-Pierre Roumillac, président de l'association des maires de Guyane et maire de Matoury.

Chacun y est allé de son discours avant de laisser la parole au chef de l'État.

"Vous arrivez à un moment où le climat social n'est pas au beau fixe", a lancé Alain Tien-Liong.

François Hollande a durant plus d'une heure prononcé un discours fleuve, balayant quelques sujets faisant l'actualité guyanaise.
Concernant le futur décret Lurel sur les carburants, qui provoque la colère des gérants de stations, le président s'est dit confiant : "Je suis sûr que la rencontre de lundi entre les gérants de stations et le ministère de l'Outremer permettra de trouver une solution", a t-il déclaré.

François Hollande a ensuite salué le mouvement qui a conduit à l'indépendance de l'Université de Guyane. "Une décision courageuse, qui ne doit pas se faire aux détriments des Antilles".

Parmi les annonces, le chef de l'État a indiqué qu'un volet outre-mer sera prévu dans la future loi d'orientation agricole. Il a également annoncé l'arrivée d'un hélicoptère pour les pompiers à la fin du mois de mars. Il est ensuite revenu sur l'accord bilatéral signé avec le Brésil lors de son séjour. "150 km de frontières seront couverts. L'or guyanais doit profiter à la seule Guyane. Ce n'est pas à moi de l'imposer. Mon rôle est de vous accompagner" (voir ci-dessous).

Le chef de l'État a conclu son discours en appelant à un pacte pour la Guyane, a signé en 2014, avant la mise en place de la collectivité unique.

Lors de son discours, François Hollande a également salué ses ministres présents. "Victorin Lurel depuis 19 mois ne ménage pas sa peine pour traduire les engagements que j'avais pris (pour les DOM)", a t-il notamment déclaré. Christiane Taubira a reçu des applaudissements nourris de la part des élus guyanais.

Pendant ce temps, le mouvement des Hurleurs regroupait 600 à 800 personnes à la place des Palmistes de Cayenne. Une délégation a pu rencontrer un membre du cabinet du président et lui demander plus de moyens afin de lutter contre le pillage des ressources guyanaises. Les Hurleurs appellent à une nouvelle manifestation ce samedi à 8 h 00 devant la Mairie de Cayenne.

• Plus de détails dans notre édition de ce week-end
 
RATIFICATION PAR LE BRESIL DU PROTOCOLE D’ACCORD BILATERAL DE LUTTE CONTRE L’ORPAILLAGE CLANDESTIN

La réaction du Président de Région

" Le Président de Région, Rodolphe Alexandre, salue la ratification par le Brésil du protocole d’accord franco-brésilien de lutte contre l’orpaillage clandestin. Il rappelle qu’il avait lui-même milité à plusieurs reprises, à Macapá devant les Parlementaires brésiliens de l’Etat de l’Amapa, mais aussi à Brasilia, lors d’une rencontre gouvernementale avec Dilma Rousseff à laquelle il avait été associé, pour que ce protocole d’accord, signé entre la France et le Brésil dès 2008, et ratifié par la France en 2010, le soit également par le Brésil.
Reste qu’il s’agit maintenant de donner du sens et contenu à cette ratification, qui, pour l’heure, ne constitue qu’une annonce, certes à haute portée symbolique ! Rodolphe Alexandre prévient donc qu’il demeurera vigilant quant à l’application réelle de ce protocole d’accord, et attend désormais que soient prises des mesures concrètes sur le terrain pour lutter conjointement, des
deux côtés de l’Oyapock, contre ce fléau que représente l’orpaillage clandestin en Guyane."
 
 

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