Marine Calmet : «La bataille ne se gagnera pas par les armes mais par la politique»
France-Antilles Téléchargez l'application France-Guyane Installer

La radio 100% Caraïbes
Marine Calmet, présidente de Wild Legal, juriste pour Maïouri nature Guyane

Marine Calmet : "La bataille ne se gagnera pas par les armes mais par la politique"

Propos recueillis par Gérôme GUITTEAU
Marine Camet, juriste écologiste a écrit "Devenir gardiens de la nature: pour la défense du vivant et des générations futures en 2021". Il a reçu le Prix du livre de l'écologie, de l'Institut européen l'écologie.
Marine Camet, juriste écologiste a écrit "Devenir gardiens de la nature: pour la défense du vivant et des générations futures en 2021". Il a reçu le Prix du livre de l'écologie, de l'Institut européen l'écologie. • GG

Marine Calmet a été une des porte-paroles du collectif Or de question. Elle a noué des liens importants avec la Guyane. Elle revient sur le devant de la scène juridique en menant avec des associations locales un recours contre l'État, qui serait responsable de négligences envers le fleuve Maroni qui se meurt. Elle apporte une solution : faire du Maroni une personne comme une autre avec les mêmes droits que n'importe qui en France.

Le Maroni est-il une personne comme les autres ? Vous répondez par l'affirmative et voulez que la justice le reconnaisse. Pourquoi ?

La personnalité juridique est un outil qui permet de donner une identité et une responsabilité à des institutions et à des individus. Le parc amazonien en Guyane est une personnalité juridique avec un budget et des tuteurs légaux. On sait le faire en France, ce n'est pas un ovni juridique. Il s'agit d'être novateur afin de reconnaître les droits propres d'un commun naturel. Il faut faire évoluer les droits fondamentaux de la nature pour passer d'un service systémique à une entité naturelle avec le droit à la santé, au bien-être. Le Maroni a le droit à tout ça. Alors qu'actuellement, il se meurt, les scientifiques le disent depuis l'an dernier. Ce fut un électrochoc. Nous devons agir pour les gens qui y vivent et pour le fleuve.

Les gens comprennent-ils votre volonté de faire du Maroni un être juridique à part entière ?

En 2018, on en parlait déjà. Au départ, nous étions deux associations puis les autres ONG ont saisi les enjeux. Dorénavant, on a une coalition des peuples autochtones qui porte plainte contre...

Édition spéciale :
Rétro 2025

Revivez toute l'actualité marquante de la Martinique

Voir la boutique

Suivez l'info en temps réel
sur l'appli France-Guyane!

Télécharger