Antoine Poussier, le préfet de Guyane : "L'idéal est une administration qu'on ne voit pas"
Le préfet en poste depuis un an explique sa manière de travailler, sa vision de l'État et du rôle de son représentant en Guyane. Il reconnaît les difficultés à apporter la sécurité et la prospérité aux Guyanais... mais il ne baisse pas les bras.
Pourquoi les 400 personnes en
situation irrégulière du Mont Baduel découvertes
lors du sinistre n’ont pas été reconduites
à la frontière ?
Il y a deux raisons : premièrement, il aurait été déloyal de
reconduire à la frontière quelqu’un découvert parce que sa maison a
brûlé. Les trois quarts étaient en situation irrégulière, mais nous
n’allions pas profiter d’un sinistre pour les reconduire. D’autre
part, ces reconduites sont matériellement compliquées, notamment
vers Haïti. La priorité est donnée à ceux qui sortent de prison, ce
sont trois quarts des reconduites à la frontière. Une aide au
retour volontaire a également été proposée par l’OFII (Office
Français de l’Immigration et de l’Intégration).
Comment anticipez-vous un mouvement social contre la vie chère
?
Nous ne l’anticipons pas, nous traitons cette question en
permanence. C’est une priorité de l’État dans les Outre-mer avec
des mesures fortes. Il n’y a pas de TVA en Guyane, par exemple, ce
qui est une évidence qu’il faut rappeler.
Compensé par un octroi de mer ?

La radio 100% Caraïbes

- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters