Edouard Philippe reconnaît une "situation sérieuse" à Saint-Georges
"La situation est sérieuse" à Saint-Georges de L'Oyapock a reconnu ce mardi Édouard Philippe, assurant que la frontière était "tenue". Une réponse « totalement insatisfaisante » pour le député Gabriel Serville.
Le chef du gouvernement a souligné que la Guyane, grâce à "un confinement strict" et aux "très fortes restrictions de transports" pour se rendre sur le territoire, est "parvenue globalement à demeurer en stade 2 de la pandémie et à ce jour nous déplorons un décès".
Le Premier ministre a souligné "l'attention particulière à avoir sur les fleuves frontières", face notamment aux 4.000 cas recensés dans l'État brésilien voisin de l'Amapa.
"Je ne nie pas la difficulté de la tâche sur une frontière aussi vaste, aussi poreuse, et compte tenu de la situation sanitaire de l'autre côté de la frontière dont tout indique qu'elle est extrêmement sérieuse", a-t-il reconnu.
Édouard Philippe a rappelé que les forces armées de Guyane ont été réquisitionnées pour appuyer la police aux frontières, dans le cadre de l'opération Résiliences. "Cette mission a permis de tenir la frontière en continu", a-t-il assuré.
"Des moyens d'interception arrivés en renfort permettent de tenir le fleuve entre Saint-Georges et Oiapoque", tout accostage de pirogue sur la rive française est interdit et sur le pont, les passages sont "strictement réglementés et limités", a assuré le chef du gouvernement.
« Le gouvernement découvre la situation de la Guyane », en conclut le député qui continue à prôner l’installation d’un hôpital de campagne à Saint-Georges pour y « fixer » les malades du Covid-19.

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