Edouard Philippe reconnaît une «situation sérieuse» à Saint-Georges
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Edouard Philippe reconnaît une "situation sérieuse" à Saint-Georges

P.R. avec AFP
"La situation est sérieuse" à Saint-Georges de L'Oyapock a reconnu ce mardi Édouard Philippe, assurant que la frontière était "tenue".
"La situation est sérieuse" à Saint-Georges de L'Oyapock a reconnu ce mardi Édouard Philippe, assurant que la frontière était "tenue".

"La situation est sérieuse" à Saint-Georges de L'Oyapock a reconnu ce mardi Édouard Philippe, assurant que la frontière était "tenue". Une réponse « totalement insatisfaisante » pour le député Gabriel Serville.

 Le Premier ministre était interrogé lors des questions au gouvernement par le député PCF André Chassaigne, qui, relayant une question du député Gabriel Serville (GDR), a réclamé le déploiement à la frontière entre la Guyane et le Brésil d'une partie des moyens déployés à Mulhouse au plus fort de l'épidémie.

Le chef du gouvernement a souligné que la Guyane, grâce à "un confinement strict" et aux "très fortes restrictions de transports" pour se rendre sur le territoire, est "parvenue globalement à demeurer en stade 2 de la pandémie et à ce jour nous déplorons un décès".
71 cas
A Saint-Georges, qui concentre 71 des 210 cas recensés en Guyane, "la situation est sérieuse. La découverte de nombreux cas, concentrés dans les quartiers ayant maintenu des liens réguliers avec la rive brésilienne a déclenché une intensification de la réponse sanitaire", a-t-il expliqué, avec un confinement maintenu à Saint-Georges et étendu à Camopi.

Le Premier ministre a souligné "l'attention particulière à avoir sur les fleuves frontières", face notamment aux 4.000 cas recensés dans l'État brésilien voisin de l'Amapa.

"Je ne nie pas la difficulté de la tâche sur une frontière aussi vaste, aussi poreuse, et compte tenu de la situation sanitaire de l'autre côté de la frontière dont tout indique qu'elle est extrêmement sérieuse", a-t-il reconnu.

Édouard Philippe a rappelé que les forces armées de Guyane ont été réquisitionnées pour appuyer la police aux frontières, dans le cadre de l'opération Résiliences. "Cette mission a permis de tenir la frontière en continu", a-t-il assuré.

"Des moyens d'interception arrivés en renfort permettent de tenir le fleuve entre Saint-Georges et Oiapoque", tout accostage de pirogue sur la rive française est interdit et sur le pont, les passages sont "strictement réglementés et limités", a assuré le chef du gouvernement.
"Guyaniser les réponses apportées"
Une réponse « totalement insatisfaisante » pour Gabriel Serville, qui s’est exprimé à travers une vidéo publiée sur les réseaux sociaux du député. Pour ce dernier, la réponse du Premier Ministre « ne fait que reprendre des dispositifs déjà mis en oeuvre sur le territoire ».
« Le gouvernement découvre la situation de la Guyane », en conclut le député qui continue à prôner l’installation d’un hôpital de campagne à Saint-Georges pour y « fixer » les malades du Covid-19.
 

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