Jean-Marc Chemin, le secrétaire général de
l'Union des travailleurs guyanais (UTG), est clair : « Cet appel à
la grève a pour but de faire appliquer l'Accord de Guyane dans son
intégralité. » Pour le leader syndical, il n'y aura aucune
négociation. Pour montrer la détermination du syndicat, réuni en
comité national vendredi, les responsables de l'UTG ont voté la
grève générale pour demain, jour de la tenue du congrès des élus
(lire aussi en page 2). Ils ont appelé l'intégralité des
syndicats affiliés, adhérents et membres ainsi que la population
guyanaise à se mobiliser dès 8 heures devant la Collectivité
territoriale, à Cayenne.
« UNE PART IMPORTANTE DE NOS ÉLUS SONT
COMPLICES »
Pour respecter la réglementation et la
protection de tous les salariés syndiqués, le secrétaire général a
adressé le préavis de grève illimitée au préfet, l'informant que
tous les syndicats et les adhérents vont entrer en grève générale
de 24 heures reconductibles à partir de demain. « À ce jour, l'État
refuse d'aller au-delà du plan d'urgence d'un milliard d'euros,
indique Jean-Marc Chemin. Le désenclavement, l'éducation et la
santé restent toujours au bord de la route. La rétrocession du
foncier n'a toujours pas démarré. Concernant l'évolution
statutaire, une part importante de nos élus sont complices de
l'État français et refuse de respecter l'Accord de Guyane qui
prévoit une consultation populaire pour changer le statut de la
Guyane. »
Pour le leader syndical, le congrès des
élus a deux solutions : « Décider de laisser la Guyane à terre avec
l'article 73 ou permettre à la Guyane...
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