Prostitution cachée : une réalité en Guyane
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Prostitution cachée : une réalité en Guyane

Samuel Zralos
Manata, 42 ans, et Dana, 25 ans, en situation irrégulière sur le territoire, se prostituent de façon cachée pour subvenir à leurs besoins. (© S.Z)
Manata, 42 ans, et Dana, 25 ans, en situation irrégulière sur le territoire, se prostituent de façon cachée pour subvenir à leurs besoins. (© S.Z)

Dans la capitale de l'Ouest, qui accueille de nombreuses réfugiées originaires d'Haïti, souvent sans papiers, de nombreuses femmes se retrouvent contraintes de se prostituer pour survivre. Une prostitution subie, qu'elles vivent comme une obligation, par manque d'accès au marché du travail.

 Manata*, 42 ans, était cuisinière en Haïti. Forcée de fuir son pays à cause de l'insécurité qui y règne, elle est arrivée en Guyane il y a un an, espérant y trouver « un travail » et une vie meilleure. Malheureusement, entre les difficultés à obtenir une demande d'asile, le coût de la vie et l'impossibilité de trouver un emploi en tant que sans-papiers, cette mère de famille a été contrainte de « trouver quelqu'un pour l'aider » à vivre et à envoyer de l'argent à ses enfants, restés en Haïti.

« Trouver quelqu'un pour l'aider », c'est également ce qu'a fait Dana*, 25 ans, elle aussi demandeuse d'asile venue d'Haïti jusqu'à Saint-Laurent du Maroni. Derrière cette formule délicate ­ le mot prostitution ne sera jamais prononcée...

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