Les élections américaines de mi-mandat en chiffres
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Les élections américaines de mi-mandat en chiffres

Une Américaine vote par anticipation aux élections de mi-mandat à Gastonia, en Caroline du Nord (sud-est), le 17 octobre 2026
Une Américaine vote par anticipation aux élections de mi-mandat à Gastonia, en Caroline du Nord (sud-est), le 17 octobre 2026 • A.M STEWART

Les Américains sanctionneront-ils Donald Trump deux ans après son retour à la Maison Blanche ? Ou le milliardaire républicain parviendra-t-il à faire mentir les sondages et à garder une marge de manoeuvre pour la suite de son mandat ?

Le 3 novembre, près de 250 millions d'électeurs aux États-Unis seront appelés à décider de la prochaine majorité au Congrès lors des élections de mi-mandat.

Organisées deux ans après la présidentielle, ces "midterms" se convertissent traditionnellement en référendum sur l'occupant de la Maison Blanche, et très rarement à son avantage.

 

435 députés et 35 sénateurs

Aux États-Unis, un mandat de député dure deux ans. C'est donc l'ensemble des 435 sièges à la Chambre des représentants qui sera remis en jeu le 3 novembre. En 2024, les républicains y avaient obtenu une majorité de cinq sièges.

Les démocrates ne doivent donc faire basculer que quelques circonscriptions pour reprendre le contrôle de la chambre basse. En 2018, lors des "midterms" de son premier mandat, Donald Trump et les républicains avaient perdu 41 sièges. En 2022, Joe Biden et les démocrates en avaient perdu 9.

Les sénateurs sont eux élus pour six ans et un tiers d'entre eux sont renouvelés tous les deux ans. Sur les 100 sièges au total, 35 seront décidés le 3 novembre. Le parti de Donald Trump compte actuellement 53 sénateurs, mais l'opposition démocrate espère bien là aussi reprendre la majorité, deux ans après l'avoir perdue.

Le mandat des nouveaux élus au Congrès débutera le 3 janvier.

À travers le pays, 36 postes de gouverneurs sont également en jeu, tandis que 145 référendums seront organisés dans divers États, sur des sujets allant du droit à l'avortement à une réforme de l'imposition sur le revenu.

 

11 points d'écart

Un sondage réalisé récemment par le Siena College pour le New York Times donne une avance de 11 points à l'échelle nationale pour les candidats démocrates face aux républicains, parmi les personnes déjà inscrites sur les listes électorales. 

Selon le même sondage, seuls 21% des personnes interrogées considèrent les conditions économiques actuelles aux États-Unis comme "bonnes" ou "excellentes", tandis que 53% les estiment "médiocres".

La cote de popularité de Donald Trump tourne aux alentours de 37% d'opinions favorables selon la moyenne des sondages collectés par l'expert Nate Silver, contre plus de 60% d'opinions défavorables - soit un écart de 24 points.

Selon le New York Times, le milliardaire républicain aborde ces "midterms" avec la cote de popularité la plus basse depuis le démocrate Harry Truman en 1946, dont le parti avait alors essuyé un sérieux revers électoral.

À une semaine du scrutin, le site spécialisé Decision Desk HQ donne 79% de chances aux démocrates de reprendre la majorité à la Chambre des représentants, et 57% de chances pour le Sénat.

 

11,6 milliards de dollars

L'argent est le nerf de la guerre dans la politique américaine, et 2026 ne fait pas exception : quelque 11,6 milliards de dollars devraient être dépensés en frais de publicité au total, selon l'agence AdImpact.

Un chiffre bien au-delà des 8,9 milliards de 2022, et même supérieur au total de 2024, année d'élection présidentielle.

Rien que dans l'Ohio, État industriel du nord largement remporté par Donald Trump en 2024, près de 750 millions de dollars de dépenses sont attendues dans les campagnes pour un siège au Sénat et le poste de gouverneur.

 

Un troisième "impeachment" ?

Comme en 2018, au milieu du premier mandat de Donald Trump, les démocrates promettent, en cas de victoire au Congrès, de lancer à tour de bras des enquêtes parlementaires sur Donald Trump et ses proches, accusés d'utiliser la présidence pour s'enrichir.

Le chef des députés démocrates, Hakeem Jeffries, a promis en septembre de "faire rendre des comptes aux escrocs" et a refusé d'écarter la possibilité de lancer à l'égard de Donald Trump une procédure d'"impeachment", soit sa mise en accusation devant la Chambre des représentants en vue d'une potentielle destitution par le Sénat. Le milliardaire républicain avait déjà fait face à deux "impeachments" lors de son premier mandat, fait inédit dans l'histoire des États-Unis.

rle/vla

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