Guatemala: l'armée nie son implication dans la mort de plusieurs civils, dont une enfant
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Guatemala: l'armée nie son implication dans la mort de plusieurs civils, dont une enfant

L'armée au Guatemala a nié lundi toute implication dans des violences qui ont fait au moins sept morts, dont une fillette, dans une ville de l'est du pays où des hommes armés en tenue militaire ont été filmés parcourant les rues. 

L'institution a attribué les meurtres commis dimanche dans la ville de Huité, à environ 130 km à l'est de la capitale Guatemala, à des rivalités entre gangs impliqués dans le trafic de drogue. 

Deux femmes et une fillette ont été retrouvées mortes dans un camionnette à l'entrée de la ville, a indiqué le parquet. Les corps de quatre hommes ont également été découverts ailleurs à Huité.

La porte-parole de l'armée, Nathalia Mollinedo, a déclaré dans une vidéo publiée sur X que ces violences étaient le résultat de "différends territoriaux entre organisations criminelles transnationales". 

Elle réagissait aux doutes soulevés par des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux et reprises par des médias locaux, montrant des hommes non identifiés en tenue de combat, brandissant des fusils et entourant une camionnette blanche. 

Mme Mollinedo a démenti le fait qu'il s'agisse là de soldats. L'armée "a décidé de ne pas entrer (dans la ville) à ce moment-là afin d'éviter une escalade du conflit", a-t-elle affirmé. 

Le ministre de l'Intérieur, Marco Antonio Villeda, interrogé par des journalistes, s'est néanmoins montré plus prudent sur le fait de savoir si des forces de sécurité, guatémaltèques ou américaines, avaient pu ouvrir le feu sur des civils. 

Il a dit préférer ne pas "s'avancer sans disposer au préalable de plus d'informations sur ce qui s'est exactement passé". 

"C'est ce sur quoi nous allons enquêter (...), c'est l'information que je dois obtenir", a-t-il déclaré, en niant cependant toute implication de la police. 

Cette flambée de violence survient une semaine après que les États-Unis et le Guatemala ont annoncé vouloir, avec leurs alliés, imposer des sanctions à une vingtaine de cartels dans le cadre du "Bouclier des Amériques" du président Donald Trump.

La semaine dernière, le Guatemala a par ailleurs reçu sa première livraison d'armes en provenance des États-Unis depuis un demi-siècle, après la levée par Washington de l'embargo sur les armes imposé pendant la guerre civile guatémaltèque. 

hma/axm/cb/esp/

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