A Téhéran, grande prière pour les funérailles de Khamenei mais sans son fils Mojtaba
France-Antilles Téléchargez l'application France-Guyane Installer

La radio 100% Caraïbes
8s
×

A Téhéran, grande prière pour les funérailles de Khamenei mais sans son fils Mojtaba

Photo diffusée par le bureau du Guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, le montrant en train de saluer la foule à Téhéran le 4 juin 2018
Photo diffusée par le bureau du Guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, le montrant en train de saluer la foule à Téhéran le 4 juin 2018 • -

La plupart des hauts responsables iraniens étaient réunis dimanche à Téhéran pour la grande prière organisée en hommage à l'ayatollah Ali Khamenei au deuxième jour d'obsèques nationales, sauf son fils Mojtaba, invisible en public depuis sa nomination à la fonction de guide suprême.

La prière a duré une dizaine de minutes, et a été dirigée par Ja'far Sobhani, un ayatollah âgé de 97 ans qui enseigne dans la ville sainte de Qom.

Aux premiers rang devant le cercueil, aux côtés des milliers de fidèles continuant à affluer dans l'immense complexe de la Grande Mosalla où se déroulent les funérailles, se trouvaient notamment le président iranien Massoud Pezeshkian, l'influent Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement et chef de l'équipe de négociation iranienne, ou encore le général Esmaïl Qaani, responsable de la Force Qods, la branche des opérations extérieures des Gardiens de la Révolution.

Ainsi qu'Ahmad Vahidi, discret chef des Gardiens depuis le début de la guerre, arrivé au milieu d'une foule compacte se pressant pour le saluer. 

Et trois fils d'Ali Khamenei - Massoud, Mostafa et Meysam, selon des images de la télévision d'Etat. Mais pas Mojtaba.

Le dirigeant de 56 ans, qui a succédé à son père à la fonction de guide suprême, avait été lui-même blessé dans les bombardements israélo-américains qui on tué Ali Khamenei au premier jour de la guerre le 28 février. 

Il n'est depuis pas apparu en public, et ne s'exprime que via des communiqués qui lui sont attribués.

Le cercueil d'Ali Khamenei, enveloppé dans un drapeau iranien sur lequel son emblématique turban noir a été posé, est exposé sur place jusqu'à dimanche, avant une procession organisée lundi à Téhéran.

Les funérailles se poursuivront ensuite dans d'autres villes d'Iran et de l'Irak voisin.

Canicule et jours fériés

Le site des obsèques est noir de monde dimanche matin, comme toutes les rues aux alentours, selon un journaliste de l'AFP sur place.

De la foule émergent des drapeaux iraniens et des drapeaux rouges, symbolisant la vengeance et la justice. Certains fidèles portent des portraits du défunt guide. En chemin, ils reçoivent des rafraîchissements, alors que les températures vont de nouveau dépasser les 35°C dans la journée. 

Dimanche et lundi ont été déclarés jours fériés dans tout le pays pour permettre aux Iraniens de venir. 

Les autorités affirment attendre au total entre 15 et 20 millions de personnes rien qu'à Téhéran.

Samedi, les journalistes ont vu des fidèles se frappaient la poitrine en signe de deuil, d'autres scander "mort à l'Amérique".

Il "était un père pour nous tous. Avec sa disparition, nous nous retrouvons tous orphelins. Notre chagrin est immense", a dit Mohammad Mirsalehi, un religieux chiite de 38 ans.

Anniversaire des Etats-Unis

Ces funérailles se veulent une démonstration de cohésion et de force, en pleines négociations avec les Etats-Unis après la signature le mois dernier d'un accord-cadre pour mettre fin au conflit.

Dans un contraste saisissant, le premier jour des obsèques a d'ailleurs coïncidé avec le faste des célébrations liées au 250e anniversaire des Etats-Unis.

Après la procession de lundi à Téhéran, le cercueil de Khamenei doit faire escale à Qom puis l'Irak, pays voisin où vit une importante communauté chiite. 

L'inhumation aura lieu jeudi dans la ville sainte de Machhad (nord-est de l'Iran), dont Ali Khamenei était originaire.

Ali Khamenei, qui avait le dernier mot sur les grandes orientations de l'Etat, a présidé aux destinées de l'Iran pendant plus de trois décennies, jusqu'à sa mort à 86 ans.

Ses funérailles, initialement prévues en mars, avaient été reportées en raison de la guerre. 

Aux côtés de son cercueil sont exposés ceux de ses proches tués avec lui: une de ses filles, un gendre, une belle-fille et une petite-fille, âgée de 14 mois selon les autorités.

sbr-rkh/mdh

Édition spéciale :
Rétro 2025

Revivez toute l'actualité marquante de la Martinique

Voir la boutique

Suivez l'info en temps réel
sur l'appli France-Guyane!

Télécharger
8s
×