Vingt ans après le crash, de nouvelles révélations accablent les autorités
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Vingt ans après le crash, de nouvelles révélations accablent les autorités

Antoine Irrien a.irrien@agmedias.fr
Jacques Iztueta, passionné d'aéronautique, présenté comme expert par l'Avca a exposé les fruits de ses recherches, dont celles issues des enregistreurs de vols. 
Jacques Iztueta, passionné d'aéronautique, présenté comme expert par l'Avca a exposé les fruits de ses recherches, dont celles issues des enregistreurs de vols.  • JEAN-MARC ETIFIER/PHOTO FRANCE-ANTILLES

Le 16 août 2005, un avion de la compagnie colombienne West Caribbean Airways s'écrasait au Venezuela, tuant ses 160 occupants, dont 152 Martiniquais. Deux décennies plus tard, de nouvelles analyses pointent des responsabilités occultées et relancent le combat des familles.

Vendredi soir, à la médiathèque du Lamentin, Jacques Iztueta, passionné d'aéronautique qualifié d'« expert » par l'Association des victimes du crash aérien (Avca), a dévoilé pour la première fois ses conclusions, devant un public composé notamment de familles endeuillées. Selon lui, l'accident du 16 août 2005 n'était pas une erreur de pilotage, mais la conséquence d'un avion « voué à tomber ». « Cet avion, c'était un engin de mort. » Les mots de Jacques Iztueta ont glacé l'assistance. Vingt ans après la catastrophe, il affirme détenir des preuves que l'appareil de la West Caribbean Airways était surchargé, en dehors des limites fixées par le constructeur.

« Les pilotes n'étaient absolument pas conscients du chargement réel. On leur a donné un outil de travail totalement défaillant », assure-t-il.

Toujours d'après son analyse minutieuse des données de vol, confirmée selon lui par des tests en simulateur, l'avion avait déjà frôlé l'accident dès son décollage. « La queue a failli toucher la piste. Le commandant de bord se battait avec ses commandes. Ce décollage, c'était un miracle... mais un miracle qui allait droit vers la catastrophe. »

Dans la salle du Lamentin, certains proches des victimes ont baissé la tête, en silence. 

Pour l'Association des victimes du crash aérien (Avca), ces révélations ne font que confirmer une intuition ancienne. « C'était déjà clair que ce n'était pas ça la réalité, qu'on nous cachait des choses. Il y avait trop de zones d'ombre », rappelle Rose-Marie Taupin-Pélican, sa...

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